PUB (bientôt Noël… et un cadeau pour le Nouvel An, c’est bien aussi)

1 = 1 ?

Oui, mais…

Une calorie égale-t-elle une calorie ?

À première vue, oui…

Et je suis d’ailleurs le premier à bondir quand on nous propose des « régimes à basses calories » voire des « régimes à calories négatives », comme si des calories pouvaient être « hautes » ou « basses », ou « positives » ou « négatives »…

Une calorie, c’est une unité de mesure. Comme le mètre, le kilo ou la seconde. Vous avez déjà vu un mètre négatif, un kilo haut ou une seconde basse, vous ? Moi non plus… Pour la calorie, c’est pareil.

En gros, une calorie, c’est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré la température d’un gramme d’eau … ou d’un kilo d’eau (selon la nouvelle ou l’ancienne définition), ce qui donne deux appellations qui se mélangent allégrement : la calorie et le kilocalorie.

Si, en physique, il est important de faire la distinction, en alimentation, on utilise généralement indifféremment les deux termes sans que ça pose problème.

Tout le monde sait que, quand on parle … je ne sais pas, moi … du Coca Cola, et qu’on dit qu’il contient 42 calories (aux 100 grammes), cela signifie que la boisson en question contient en réalité 42.000 calories, soit 42 kcal (kilocalories), mais ça ne perturbe personne d’employer improprement le terme « calorie » au lieu de « kilocalorie » parce qu’on sait (pour comparer avec le cas du Coca) qu’aucun produit au monde (à part l’eau) ne pourrait fournir seulement 0,042 (kcal ou cal) par cent grammes…

Bref, si, en théorie, 42 calories, ce n’est pas du tout la même chose que 42 kilocalories, dans la pratique, dans le langage courant, et quand on parle d’alimentation, la plupart utilisent indifféremment les deux termes, même si c’est improprement…

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Revenons à nos moutons à nos calories ou à nos kilocalories…

On vous a déjà expliqué que, si vous vouliez maigrir, il fallait manger moins. Point barre.

Et généralement, les gens qui vous conseillent ça ajoutent que, si vous n’arrivez pas à maigrir, c’est de votre faute : soit vous trichez, soit vous vous trompez en calculant vos calories, soit … que sais-je encore … mais de toute façon, c’est VOTRE faute !

Combien de fois n’ai-je pas lu, dans un forum ou l’autre, des commentaires de gens – intimement persuadés d’avoir raison – qui affirmaient que la seule solution pour perdre du poids, c’était de manger moins de calories ?

 

Et si, finalement, …

… c’était eux qui se trompaient ?

 

Évidemment, ils ne voudront jamais le reconnaître, mais pourtant…

La vérité est que le nombre de calories que vous mangez n’est pas le seul facteur qui influe sur la « composition » de votre corps, sur la manière dont vous emmagasinez ces calories.

Il existe au moins cinq autres facteurs qui doivent être pris en considération, mais que peu de gens connaissent (ou veulent connaître).

Le premier, c’est l’effet thermique des aliments ingérés. C’est-à-dire la quantité d’énergie qui est nécessaire pour soutenir les processus de la digestion, de l’absorption et de l’assimilation des éléments nutritifs des aliments. Les protéines possèdent un effet thermique plus élevé que les sucres et les graisses. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : non, digérer de la viande ne permet pas de brûler plus de calories que ce que la viande n’en apporte !

Le second facteur, c’est la teneur en fibres de la nourriture ingérée. Les fibres sont des hydrates de carbone. Et donc, comme chaque glucide, chaque gramme de fibre apporte théoriquement quatre calories, du moins pour la plupart (il existe des fibres moins caloriques que d’autres mais on ne va pas entrer dans des détails inutiles). Sauf que les fibres sont, pour la plupart, non-digérables, non-assimilables, et donc, bien quelles passent dans le tube digestif, ces calories-là ressortent « intactes »… Enfin, bon, c’est un peu plus compliqué que ça, mais l’idée y est…

Le troisième facteur dont il faut tenir compte, c’est l’index glycémique de l’aliment, et la réponse plus ou moins rapide que l’organisme apporte au point de vue de la sécrétion de l’insuline. En résumé, si un aliment fait grimper en flèche le taux d’insuline, la combustion des graisses présentes dans votre organisme est freinée, ce qui entraîne une diminution de perte de poids…

Quatrième facteur, lié au troisième : bien que la fonction principale de l’insuline soit de « s’attaquer » au glucose, elle travaille aussi sur d’autres nutriments… C’est ainsi que l’insuline provoque non seulement un arrêt du « déstockage » des graisses (point 3.), mais augmente le stockage des graisses qui viennent d’être mangées !

Un cinquième facteur, en rapport avec les points 3. et 4. : le moment du repas. L’ingestion d’une grande quantité d’hydrates de carbone au souper provoque une poussée d’insuline, ce qui sabote pour la nuit la combustion des graisses (point 3.) et augmente le stockage des graisses (point 4.) pendant le sommeil, alors que la même quantité de glucides consommée plus tôt dans la journée, ne pose pas ce problème puisque ces calories seront en partie utilisées en tant qu’énergie dans les activités de la journée.

 

Bref, selon différents facteurs qui interviennent, vous pourriez manger très peu de calories et accumuler de la graisse, ou, au contraire, consommer beaucoup de calories, et pourtant perdre du poids…

 

Donc, si, dans l’absolu, une calorie, c’est une calorie (tout comme un mètre, c’est un mètre), dans la pratique, on se rend compte que la formule « je mange peu de calories, je maigris ; je mange beaucoup de calories, je grossis » est un peu simpliste.

Et il n’y a d’ailleurs plus que les esprits un peu simplistes qui professent ce jour ce genre d’affirmation (ou alors, des professionnels de l’ancienne école qui ont oublié de se mettre à jour)…

 

Une petite étude a été réalisée aux USA auprès de 38 officiers de police, à la demande de leur hiérarchie. Une étude qui illustre bien les paragraphes précédents…

Bien que ces 38 officiers suivaient sans tricher un régime hypocalorique (= manger moins de calories que le nombre de calories dont on a théoriquement besoin chaque jour, soit la prétendue « solution infaillible pour perdre du poids »), leurs niveaux de graisses corporelles atteignaient des sommets, et en cinq ans, ils avaient pris du poids ! Pas normal, si l’on en croit les adeptes de la théorie du « je mange peu de calories = je maigris obligatoirement », n’est-ce pas ?

Sauf qu’il a finalement été constaté que ces policiers …

  • consommaient trop peu de protéines (rappelez-vous le point 1.) ;
  • consommaient beaucoup trop peu de fibres (point 2.) ;
  • consommaient, en guise de glucides, plus de la moitié de machins avec un index glycémique très élevé (point 3.) ;
  • consommaient un mélange élevé de matières grasses et de glucides (point 4.) et
  • consommaient plus de la moitié de leurs calories juste avant d’aller se coucher (point 5.) !

Psttt ?

Cela dit, si ces officiers avaient dépensé quelques dollars pour acheter la traduction de mon bouquin, en quelques semaines, ils auraient, petit-à-petit, mis en place des stratégies non seulement qui leur auraient permis de perdre un peu de poids, mais qui leur auraient permis de vivre mieux, en meilleure santé !

 

 

Le livre Ceci n\'est pas un Livre de Régime

 

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3 réflexions sur “PUB (bientôt Noël… et un cadeau pour le Nouvel An, c’est bien aussi)

  1. Bonjour, Eric
    Je te souhaite un

    ╔═════════ ೋღ❤ღೋ ═════════╗
    ೋ ❤❤❤ JOYEUX NOEL ❤❤❤ ೋ
    ╚═════════ ೋღ❤ღೋ ═════════╝
    ♥ Bisoux ♥
    Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ dom Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

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