Bref de bref !

Whaaa, des « brèves » !

Ça faisait longtemps…

Mais, bon, j’avais deux mini-infos à vous faire passer, et je me suis dit que ce vendredi pouvait bien accueillir ces deux « brèves » sans problème !

Deux brèves animalières !

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Savez-vous que, dans nos villes, les moineaux se raréfient ?

Hé oui… De moins en moins de gentils petits moineaux dans les villes, et ça se remarque quand on compare (aussi bien Monsieur et Madame Tout-le-Monde que les scientifiques) le nombre des moineaux des villes et des moineaux des champs (si j’ose dire).

Pourquoi ?

Plusieurs explications, mais les scientifiques ont pointé du doigt la cause la plus grave : les oiseaux des villes sont trop gras…

Il faut savoir que le Passer Domesticus (le nom latin de notre moineau commun) est relativement omnivore et opportuniste.

Et donc, il s’est (trop) bien adapté à la nourriture disponible dans les villes comme à la campagne…

Mais si, à la campagne, il mange principalement ce que la Nature lui offre, à l’inverse en ville, il mange les reste des humains qui … eux-mêmes … mangent « trop gras trop salé trop sucré ».

Et comme il est rare qu’un humain refile un morceau de son steak à un moineau, notre Passer Domesticus consomme trop peu de protéines !

Bref, cette nourriture inadaptée pourrait bien contribuer très fort au déclin des moineaux en ville en nuisant non pas tellement à la survie des oiseaux adultes, mais à leur reproduction – avec moins d’œufs produits – ainsi qu’à la croissance et à la survie de leurs petits.

Ça, plus la pollution de l’air, plus le bruit, ça n’aide pas !

* *

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Vous cherchez un animal de compagnie ?

Mais pas un chien (il faut le sortir trois fois par jour) ni un chat (trop indépendant pour vous) ni un poisson rouge (pas assez câlin) ni un lapin (ça ronge les câbles du téléphone) ni …

STOP !

Et si vous achetiez un cochon ?

Mais attention, pas n’importe quel cochon !

Un cochon … comment dire ? D’une race créée artificiellement !!!

Vous savez (ou vous ne savez pas) que le cochon est l’animal le plus souvent utilisé pour des tests pharmaceutiques…

Mais, bon, un cochon, c’est gros.

Un cochon de ferme, ça fait ses cents kilos au bas mot !

Donc, ça demande une grosse dose de médicament à tester !

Pour résoudre le problème et faire des économies, l’institut de génomique chinois BGI a été appelé à la rescousse, et a créé des petits cochons génétiquement modifiés d’un poids d’une quinzaine de kilos.

Ils ont été créés à partir d’une race de cochons assez petits au départ, mais qui pèsent quand même trois fois plus (entre 35 et 50 kilos).

Opportunistes eux aussi (comme les moineaux), les Chinois se sont dit qu’ils allaient faire plus que fabriquer quelques cochons pour les laboratoires, et rentabiliser leur « invention » en vendant ces « micro-cochons » à Monsieur et Madame Tout-le-Monde, comme animal de compagnie…

De la taille et du poids d’un chien de taille moyenne…

Facile à nourrir (par définition, un cochon, ça mange de tout)…

Lors du sommet de Shenzhen où ces cochons ont été présentés, ils ont littéralement volé la vedette aux autres inventions !

C’est simple : tout le monde voulait les tenir dans leurs bras, tant ils étaient « attachants » !

Bon, maintenant, des questions éthiques et pratiques se posent.

En pratique, on ne sait pas trop si un cochon risque de faire des dégâts s’il est abandonné quelques heures, seul, dans un appartement, sans pouvoir creuser la terre… Va-t-il choper des maladies contre lesquelles les cochons normaux sont immunisés ? Etc. …

Au niveau éthique, la question se pose surtout de savoir jusqu’où l’institut de génomique BGI, déjà connu pour des expériences révolutionnaires dans le domaine génétique, pourrait aller…

Vont-ils, demain (après-demain) nous proposer un chat de la taille d’un rat, ou un pitbull de la taille d’un chihuahua ?

Moi, je veux bien un hippopotame miniature pour mettre dans ma baignoire… Notez que ce que je présente comme une plaisanterie ne serait pas très compliqué à réaliser : savez-vous qu’un hippo, ou un cochon, génétiquement parlant, ça se ressemble très fort ?

Bon, cela dit, si vous souhaitez acquérir un de ces micro-cochons, commencez par casser votre cochon-tirelire, parce que ça vous en coûtera la modique somme de seize cents dollars !

Ça fait cher le kilo de jambon !

Et BGI a promis que les profits tirés de la commercialisation des micro-cochons seront intégralement réinvestis dans la recherche.

 

Bon week-end !

 

 

 

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3 réflexions sur “Bref de bref !

  1. J’ai eu un cochon comme copain pendant de longues années, au grand dam de mes parents !
    Sa maman, la truie n’avait pas assez de tétines et je l’avais élevé au biberon : il s’appelait Fritz et, celui-là, on ne l’a jamais mangé ! 😉
    Hors sujet mais ça m’a fait plaisir de le raconter …
    Bonne fin de semaine, Eric
    ♥ Bisoux ♥

    Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ dom Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

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