Bravo, les moutons !

Les moutons ?

Bah, oui, des moutons … de Panurge !

Parce que l’un est jeté à l’eau, les autres suivent et se jettent à l’eau également…

Sans réfléchir…

Et, apparemment, en Belgique et en France, ça marche, le formatage de cerveau !!!

 

Récapitulons…

Vendredi dernier, un (auto-censuré) fiche le bordel dans un train international (Pays-Bas, Belgique, France) avec une Kalashnikov, un Luger et un cutter (qu’il aurait trouvés dans une valise dans un parc de Bruxelles).

Je passe les détails (des « héros » interviennent, on leur refile la légion d’honneur en France et des médailles – en chocolat – en Belgique, blablabla…)…

À la suite de quoi, s’ensuit une vaste opération de comm’ sur la sécurité… Enfin, prétendument sur la sécurité, parce que, quand on y réfléchit bien, tout ce qu’on propose, c’est d’augmenter les contrôles de ci de là (exemple : installer des portiques – comme ceux des aéroports – dans les gares, ou rétablir des contrôles aux frontières entre les états européens).

Heuuu ? Vous y croyez, vous, à cette histoire de « sécurité » ?

Réfléchissez : on veut mettre des « contrôles de sécurité » parce qu’un connard est monté à bord d’un train avec des armes ? La belle affaire ! Pour UN con, sur les millions d’usagers des trains quotidiennement, on va soumettre deux pays (au moins la France et probablement aussi la Belgique, donc +/- 75 millions de personnes) à des contrôles hyper-stricts ? N’est-ce pas « un peu » exagéré ? Ce serait comme si, parce qu’on a repéré une souris dans un immeuble, on votait une loi obligeant d’installer des milliers de trappes-à-souris dans toutes les villes du pays !

 

Bon, ok, c’est moche ce qui s’est passé, d’accord. C’est très moche.

Mais…

N’a-t-on pas « un peu » profité de ce fait divers pour vous faire accepter encore plus de restrictions et de contrôles ?

 

Je ne puis m’empêcher de citer une phrase prononcée voici des années par Benjamin Franklin :

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Ou cette phrase de Thomas Jefferson, qui dit à peu près la même chose : “Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.”

 

Pourquoi est-ce que je parle de moutons de Panurge ?

Parce que bon nombre de nos contemporains bêlent à qui mieux mieux pour que soient prises ces mesures « de sécurité », allant dans le sens que nous dictent nos dirigeants. Oui, que nous « dictent », que nous « imposent » nos dirigeants… Pas que nous « proposent » ces dirigeants ! On ne nous demande pas notre avis !

La démocratie, c’est du flan, apparemment, mais pour sauver cette image d’une démocratie, on monte un incident en épingle, on nous manipule, pour vous faire accepter « moins de libertés » au nom d’une fausse « sécurité ». On vous fait PEUR (la peur permet de mieux gouverner, ne l’oubliez pas) pour vous faire accepter des choses qu’autrement, vous refuseriez !

Et ça marche !

La preuve : ce sondage dans les colonnes d’un quotidien belge en ligne où l’on demande s’il faut rétablir des contrôles aux frontières européennes, sondage auquel 73.11% ont répondu « OUI » ! ! !

Et j’ai lu hier le même genre de sondage dans un journal français, avec à peu près les mêmes résultats.

En résumé, les moutons semblent être d’accord : oui, nous devons mettre notre liberté à la poubelle pour recevoir un peu plus de sécurité !

Incroyable, non ?

 

mouton de panurge

Bonne après-midi quand même, les amis !

 

 

Advertisements