Et si on arrivait…

Et si on arrivait à bloquer la progression de la sclérose en plaques ?

 

C’est quoi, la sclérose en plaque ?

Alors, en schématisant très fort…

Vous savez que votre cerveau est protégé par une barrière appelée « barrière hémato-encéphalique ».

Cette barrière empêche les « crasses » d’atteindre votre cerveau, mais elle empêche aussi les « soldats » qui se trouvent dans votre organisme (les lymphocytes) d’y pénétrer ainsi que dans votre système nerveux central.

Quand on est atteint par la sclérose en question, cela signifie que la barrière n’est pas imperméable : il y a des « fuites » qui laissent passer deux sortes de lymphocytes, les CD4 et les CD8.

Les CD4 et les CD8 attaquent le cerveau, et détruisent la gaine de myéline qui protège les neurones.

D’où diminution de la transmission de l’influx nerveux et la formation de plaques.

 

Déjà en 2008, l’équipe québécoise du docteur Prat du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (qui vient de publier une nouvelle étude sur le sujet dans Annals of Neurology) avait identifié une molécule.

Cette molécule, baptisée MCAM (pour Melanoma Cell Adhesion Molecule) joue un rôle primordial dans les problèmes du système immunitaire qu’on observe dans la sclérose en plaques : elle est nécessaire pour la migration des CD4 et des CD8 à travers la barrière hémato-encéphalique.

Il suffirait (hem…) de bloquer l’interaction de cette MCAM avec la protéine à laquelle elle se lie normalement, pour diminuer l’activité de la maladie !

 

Ces chercheurs québécois pensent avoir trouvé la première thérapie qui pourrait significativement diminuer le handicap et la progression de la sclérose en plaques !

Une bonne nouvelle puisqu’actuellement, aucune des molécules proposées sur le marché n’affecte la progression de cette maladie !

Bon, alors, le docteur Alexandre Prat et ses collègues n’ont jusqu’à présent testé leurs travaux qu’in vitro (en laboratoire, si vous préférez, = pas sur des humains vivants) chez l’humain et in vivo chez la souris.

Mais ça marche…

Une diminution de 50% de la maladie a été observée sur les souris !

Ils envisagent maintenant de tester un anticorps mis au point par la firme de biotechnologie Prothena Corporation, le PRX003 (qui bloque la molécule MCAM et empêche ainsi les lymphocytes destructeurs de migrer vers le cerveau) sur des humains vivants…

Cela devrait se passer d’ici fin juin…

Et ensuite, d’autres études se feront en 2016…

Quand est-ce que le produit sera sur le marché, je l’ignore.

Mais peut-être est-ce quand même une bonne nouvelle pour les milliers de personnes qui sont atteintes de cette saleté de maladie ?

Croisons les doigts !

 

 

 

 

 

 

 

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