J’aime les poissons, …

J’aime les poissons, les chats, et les … hippopotames.

Si les chats et les poissons rouges ont encore de grandes chances de vivre longtemps sur cette planète, pour les hippopotames, par contre, c’est un peu râpé.

 

Revenons un peu en arrière.

En 1848.

Cette année-là est fondée la AAAS (American Association for the Advancement of Science) l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences.

Une association qui vient de créer une revue, Science advances, dans laquelle vient de paraître une étude réalisée par toute une équipe internationale (Afrique du Sud, Australie, Royaume-Uni, USA) de seize scientifiques sur l’état des populations de grands herbivores et sur les menaces (d’origine humaine, évidemment) qui pèsent sur ces braves animaux.

 

En résumé, l’humain est tellement con qu’il est en train de tuer à petit feu (et de plus en plus vite) des animaux appartenant à 11 grandes familles : bovidés, camélidés, cervidés, éléphants, équidés, girafes, hippopotames, hominidés, rhinocéros, suidés, et tapirs.

Les populations de ces animaux sauvages sont aujourd’hui déjà très réduites, et ne devraient pas tarder à disparaître à cause de la chasse « alimentaire », du remplacement des espèces sauvages par des espèces domestiques pour préparer des hamburgers, de la perte des territoires naturels (qui ont diminué de 81%!) et de la chasse aux trophées.

Problème : tous ces animaux jouent un rôle vachement important au sein de leurs écosystèmes. Mes amis les hippopotames, par exemple, « entretiennent » les marais en créant des chenaux, et en favorisant la pousse d’herbes dont sont friandes d’autres espèces, et ils sont aussi copains-copains avec bon nombre d’oiseaux…

 

Oui, mais, et pour l’homme ? On s’en fiche, par exemple, que l’antilope kob doive beaucoup à l’hippopotame…

Bin, oui, peut-être, mais n’oublions pas que ces grands herbivores « travaillent » sur la végétation des régions concernées, en limitant la croissance des arbres, en favorisant la biodiversité de la végétation (dispersion des graines), en redistribuant la matière organique (excréments), et même en gardant les milieux relativement « ouverts », ce qui réduit les conséquences des incendies de forêts.

Le fait de garder une végétation « correcte » permet de garder aussi … plus de proies pour de grands prédateurs … et parmi ces grands prédateurs, il y a … l’Homme !

L’être humain qui dépend, pour un milliard d’entre eux, des animaux sauvages quant à l’apport de viandes !

Dans le demi-siècle à venir, environ quatre-vingts pourcents de ces ressources alimentaires vont purement et simplement disparaître !

Et vu que le nombre d’êtres humains va augmenter durant ce même demi-siècle de facilement deux milliards, on n’est pas sorti de l’auberge !

 

Bon, cela dit, on peut très bien vivre sans viandes animales, là n’est pas le problème. Mais ce n’est pas demain la veille que les sept milliards d’humains sur cette planète vont devenir végétariens ! Nous (les Occidentaux, du moins la plupart d’entre nous) sommes trop habitués (depuis la fin de la dernière guerre mondiale) à manger de la viande quotidiennement pour nous en passer totalement du jour au lendemain, même en sachant que ce n’est pas spécialement « bon pour notre santé »…

 

hippo

 

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11 réflexions sur “J’aime les poissons, …

  1. L’Humain « Homo sapiens », déjà qu’il a perdu son 2ème « sapiens » (sagesse) -oui avant on nous appelait « homo sapiens sapiens »- je pense que comme les AAA donnés par les agences de notations, il faut nous enlever le « sapiens » restant.
    L’humain est un con « non fini »? il ne comprend rien à rien et est moins évolué, à mon sens, qu’un hominidé grand singe. Bien sûr ce dernier pense à sa survie, mais est solidaire de son groupe et de son ENVIRONNEMENT global pour justement sa sauvegarde personnelle. On est incapable de faire cela!

    On a régressé bientôt on va le vivre en réel le film « La planète des singes » et ce sera bien fait pour nous!! 👿

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    • Bin, moi, je les aime bien parce qu’ils sont un peu comme moi : des gros balourds en apparence … mais qu’il faut pas trop faire chi… heuuu … qu’il faut pas trop emm…quiquiner, parce que quand ça démarre, un hippo, ça démarre ! Et essaie donc d’arrêter alors une masse de deux-trois tonnes lancée à trente kilomètres à l’heure !

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  2. très bon point de vue
    mais c’est vrai qu’il sera difficile de se passer de viandes
    je te souhaite une agréable soirée
    ti bo

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  3. J’aime aussi les hippos.
    Pour les animaux, chacun a son utilité et leur extinction entraine la nôtre.
    Donc : on s’auto détruit.
    Bon mardi.
    Bisoux Eric

    Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ dom Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ

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  4. j’aime bien les hippopotames
    ils me font bien rire en classe quand mes petits élèves essaient de prononcer le mot:

    iiiiiipotame
    poupoutome
    pototame
    et le traditionnel popotame….
    bises

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