Dans la série …

Dans la série « j’adore la précision des sites sérieux », voici aujourd’hui le clin d’œil (et l’éclat de rire) du jour concernant un article extrait du magazine Sciences et Avenir n°817, en vente en mars 2015…

Il s’agit d’un article concernant la dépression, qui met en garde les gens à quatre moments-clés bien précis de leur vie…

Le texte en question :

Si elle peut survenir à tout âge, la dépression frappe tout particulièrement à quatre moments précis de la vie (…) l’adolescence, la grossesse, l’apparition d’une maladie chronique grave au pronostic incertain altérant la qualité de vie (cancer, maladies neurologiques évolutives et invalidantes…) et l’avancée en âge.

Quatre « moments précis » ???

L’adolescence, la grossesse, l’apparition d’une maladie chronique (etc. …), et l’avancée en âge ?

L’apparition d’une maladie, ma foi, c’est effectivement un moment précis. Vous êtes en relativement bonne santé, vous allez chez votre médecin, et celui-ci vous assène comme un coup de massue « vous avez le cancer » (ou tout autre type de saloperie qui va vous emm…quiquiner durant des mois et des années). C’est l’affaire d’une semaine maximum d’analyses, et vous voyez apparaître le diagnostic de ladite maladie…

Une grossesse, c’est déjà un peu moins précis : ça dure quand même trois quarts d’années…

L’adolescence, c’est un « moment » encore moins précis… Une demi-douzaine d’années quand même…

Quant à l’avance en âge, je me demande bien à quel « moment précis » ça peut bien se rapporter. Vu qu’on avance en âge depuis la naissance jusque la mort… Bon, maintenant, on pourrait me dire que l’avancée en âge désigne « un âge avancé », mais c’est quoi, un « âge avancé » ? Soixante ? Soixante-cinq ? Septante ? Quatre-vingts ? Cent ans ?

C’est beau, la précision des sites sérieux !

 

Sinon, à part ça, savez-vous comment on diagnostique une dépression ?

Voici neufs critères précis fixés par l’OMS et l’Association américaine de psychiatrie :

  • Une tristesse quasi permanente, avec parfois des pleurs
  • Une perte d’intérêt et de plaisir pour des activités auparavant considérées comme plaisantes
  • Un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessif ou inapproprié
  • Des idées de mort ou de suicide
  • Un ralentissement psychomoteur
  • Une fatigue (asthénie), souvent le matin
  • Une perte d’appétit, souvent associée à une perte de poids
  • Des troubles du sommeil, en particulier des insomnies matinales
  • Des difficultés d’attention, de concentration et de mémoire

Si vous cumulez moins de cinq de ces symptômes durant minimum deux semaines, vous êtes « en dépression ».

Six vous cumulez cinq, six ou sept symptômes, c’est une « dépression modérée ».

Si vous cumulez carrément huit ou neuf des symptômes (dont obligatoirement un des deux premiers), c’est une « dépression sévère ».

 

Bonne journée de jeudi, bon appétit !

 

 

 

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5 réflexions sur “Dans la série …

  1. Curieux « ils » ne parlent pas de la dépression entraînée par les médicaments !
    La DÉ – PRESSION c’est quand le cerveau se met de côté en attendant de pouvoir gérer le « problème » qui nous dépasse sur notre territoire !

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  2. ben oui, moi je suis en dépression atmosphérique tout le temps, faut dire qu’à 1500m d’altitude on a l’air déprimé car il y a moins d’oxygène. Par contre on est tous andorre-mis 🙂

    Aimé par 1 personne

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