Un billet « perso » (et un peu « pro » quand même)

Dix – quinze !

Non, ce n’est pas le résultat du dernier match de foot Anderlecht-Standard…

Non, ce n’est pas mon score intermédiaire de la partie de tennis que je serais en train de jouer.

Quinze, c’est le nombre de semaines entre aujourd’hui et le moment où, « pour voir », j’ai commencé à essayer de me passer de sucre dans mon alimentation.

ET dix, c’est … le nombre de kilos que j’ai perdus durant ces 15 semaines !

 

Bon, alors, pour les distraits, pour les nouveaux lecteurs, ou pour les lecteurs sporadiques qui se demandent de quoi je parle, je vous renvoie à cet article (clic) du 18 novembre dans lequel … ♫ tout, tout, tout, j’vous disais tout sur le ♪ régime…

 

Et en résumé (pour ceux qui ne voudraient pas aller relire les article du 18/11 et les précédents qui en parlent), je rappelle qu’après avoir expliqué sur ce blog ce qu’était le régime paléo, …

… lequel régime paléo est souvent critiqué parce qu’il est difficile à suivre en société, …

… difficile à suivre parce que plus rien n’est vraiment paléo de nos jours, …

… et parce qu’un des premiers principes, c’est de virer de son alimentation tout le sucre qui n’existait pas à l’époque (il y a quelques millénaires, le seul sucre consommé par les humains, c’était le sucre des fruits et des légumes, et le miel), …

… j’avais décidé de tester, non pas spécialement le régime paléo complet, mais au moins le principe qui dit que, comme les humains du paléolithique ne connaissaient pas le sucre, hé bien, il faut virer de son alimentation tout ce qui est sucre. Tout simplement.

Tout simplement … et ce n’est déjà pas mal !

Parce qu’au paléolithique, nos ancêtres ne connaissaient peut-être pas le carré de sucre dans leur café du matin ou dans leur thé lors du five-o-clock (bon, ça, c’est facile à comprendre : on vire de sa table TOUT ce qui contient du sucre ajouté, point barre, et ça correspond à peu près à tout ce qui est … industriel), …

… mais ils ne connaissaient pas non plus les sucres de certaines plantes que les humains ont commencé à cultiver voici seulement dix mille ans, je veux parler par exemple du blé et de son amidon. Idem pour les pommes de terre : à peu de chose près, chez nous, les patates étaient inconnues il y a seulement un demi-millénaire !

 

Donc, pour tester cette partie « sans sucre » (qu’on pourrait rapprocher d’un régime à index glycémique bas), j’ai viré le carré de sucre, le sucre en poudre, la majeure partie des produits industriels, les pommes de terre, et tout ce qui est à base de céréales et de farine (le pain – et la brioche – la béchamel, les pâtes, les gaufres et les biscuits…).

 

Verdict : une fois qu’on a compris le principe, et qu’on a ouvert son esprit à autre chose que nos vilaines habitudes …

… (non, il n’est pas obligatoire de manger une tartine avec de la confiture le matin, et non, il n’est pas obligatoire de manger un gâteau en guise de dessert), …

… il faut reconnaître que c’est (relativement) assez facile à suivre, surtout quand on reste chez soi.

Bon, si l’on est invité ailleurs (ami, famille, resto, …), ça devient un peu plus compliqué … et c’est d’ailleurs pour cela que le régime paléo (1) autorise un, voire deux repas « non-paléos » par semaine. Pour cela (parce qu’est compliqué à suivre en dehors de chez soi), et parce que … il faut l’avouer, ça pourrait devenir un peu lassant de s’en tenir à ce qui est strictement autorisé et qui ne correspond pas vraiment (et c’est un euphémisme) à ce que la société de consommation nous pousse à engloutir chaque jour.

  • Facile à suivre parce qu’en virant le sucre de son alimentation, on évite les périodes de « pseudo faim intense » que l’on rencontre quand on mange précisément du sucre à chaque repas (on ne joue pas au yoyo avec sa glycémie). Donc, on ne meurt pas de faim comme dans bon nombre de régimes et l’on n’a pas envie de se précipiter sur une gaufre au sucre (un excellent groupe liégeois (2)) à dix heures et demi du matin…
  • Facile à suivre parce qu’on se sent rapidement « bien », plus léger, moins vaseux… Dame, on a viré de son assiette tellement de saloperies que notre organisme ne peut que se sentir mieux !
  • Et facile à suivre parce que, finalement, même si le but premier est d’essayer surtout de « manger mieux » (partant du principe que le poison numéro un, c’est le sucre), le résultat sur la balance (3) est bien réel : moins dix kilos en quinze semaines (4) (dont la moitié durant les trois premières semaines) ! Ça encourage !

Et pourtant, je ne me suis pas privé pour manger « gras » (ce fameux gras que les spécialistes auto-proclamés des régimes annoncent comme l’ennemi numéro un) : un radis avec du beurre dessus par-ci, une louche d’huile d’olive dans mes légumes par-là, …

Et j’ai fait des écarts. Durant les trois premières semaines, en guise d’écart, j’ai juste mangé un dagobert à l’américain… Mais, par la suite, d’autres dagoberts (deux exactement) et d’autre écarts sont venus s’additionner, ne serait-ce que pendant « les fêtes » (gratins dauphinois, raclette, gâteaux, chocolats !), ou, encore dernièrement, six crêpes à l’occasion de la Chandeleur. J’ai même mangé deux fois des pâtes complètes, une fois du couscous, quatre-cinq fois des frites, deux fois des tartines au jambon si je me rappelle bien… Et, ce midi, pour « fêter » mon dixième kilo perdu, je me suis octroyé un café (un bambu) sans sucre, mais avec un gros centimètre de chantilly sucrée par dessus ! Na !

 

Alors, la question à mille points : vais-je continuer ?

Réponse de Normand (les Belges et les Normands ont beaucoup de choses en commun : ils aiment tous les deux les pommes, le vrai beurre au lait cru, et la crème fraîche à 40%MG) : oui, et non

Non, parce que je me suis prouvé ce que je cherchais à prouver : que c’était relativement assez facile de se passer de sucre, sans pleurer devant une assiette vide (les miennes étaient toujours bien remplies, parfois trop), sans en faire une dépression (au contraire, je me sens en pleine forme), sans s’affamer (j’ai mangé quand j’avais faim … et j’avoue qu’il m’est souvent arrivé de ne pas « avoir faim », parce que nous confondons souvent « avoir faim » et « être en manque de sucre », et que, quand on vire le sucre, on n’a plus ces périodes de manque ; par exemple, aujourd’hui, à part un bambu avec ces deux-trois cuillères à soupe de chantilly, je n’ai pas encore mangé, mon dernier repas date d’hier vers 19h, et je n’ai pas spécialement faim à trois heures et demi de l’après-midi)… Je n’ai plus rien à prouver… Pourquoi donc continuerais-je une expérience une fois que la preuve est faite que c’est faisable ?

Oui, parce que ce serait dommage de reprendre de bien mauvaises habitudes !

 

Alors ?

Hé bien, alors, c’est simple : je vais … continuer à manger moins de sucres (moins qu’avant le début de ces quinze semaines).

Je me sens tellement « mieux » qu’il faudrait que je sois fou pour replonger volontairement dans l’enfer du sucre à chaque repas tel que je l’ai connu jusqu’il y a trois mois et demi.

Je ne dis pas non plus que je ne vais plus jamais manger de pain, ou de pâtes, ou de … frites (on est Belge ou on ne l’est pas), mais certainement plus à la cadence de jadis !

 

Voilà, ami lecteur, ici se termine cette expérience personnelle du « sans sucre ». Du moins est-ce la fin de la partie « visible » : je ne vous ennuierai plus avec la suite … même si, régulièrement, je ne pourrai m’empêcher de vous rappeler ce que ma prof de diététique enseignait déjà voici des années :

« sucre = poison ! »

 

Bon appétit !

Et bonne journée…

 

———————-

(1) Je rappelle que je ne cherchais pas à suivre le régime paléo complet, mais bien à tester ce qui semblait si difficile à bon nombre de gens : le fait de se passer de sucres…

(2) « Les Gauff’ au Suc’ », un groupe de Liège dont les chansons sont à mi-chemin entre la dérision (l’autodérision) et le rock… C’est … spécial… C’est belge, quoi…

(3) Je le répète, je n’ai pas cherché à perdre du poids, mais juste à manger moins sucré. Rien d’autre. Et j’ai « mal mangé » selon les spécialistes auto-proclamés des régimes et la médecine officielle qui en sont restés au discours officiel « pour maigrir, il faut éliminer la graisse de nos aliments ». Sauf que ça fait un gros demi-siècle qu’on veut vous faire perdre du poids en virant les graisses et en vous conseillant de bouffer des hydrates de carbone à la louche … avec comme résultat que l’humanité grossit à un point tel qu’il y a aujourd’hui plus de gens en surpoids que de gens qui meurent de faim sur cette planète ! Au moins on mange gras, au plus on grossit : cherchez l’erreur… Je rappelle que jusqu’au 19e siècle, quand on voulait faire grossir quelqu’un, on ne lui conseillait pas de manger plus gras mais … plus sucré (plus de pain, plus de pommes de terre) !

(4) Certains vont me dire que, dix kilos en quinze semaines, c’est peu… Hé bien, non ! Le meilleur régime (pour perdre du poids), c’est un régime qui permet de perdre un demi-kilo par semaine. Pas plus ! Idéalement, en quinze semaines, j’aurais dû perdre … 15 X 500g … sept à huit kilos, et j’en ai perdu dix : c’est déjà un peu trop… Et pour les impatients et les caractériels, qui veulent tout et tout de suite, je leur dirai qu’ils aillent chez l’ex docteur Dukan (ou chez d’autres spécialistes du même tonneau). Vous y serez accueillis les bras ouverts … les bras ouverts pour mieux rafler l’argent que vous apporterez, et les bras ouverts pour mieux vous donner une baffe (morale, je vous rassure) quand vous viendrez dire que « ça ne marche pas » et que le spécialiste vous répondra « c’est entièrement de votre faute ».

 

 

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6 réflexions sur “Un billet « perso » (et un peu « pro » quand même)

  1. Faut que je m’y remette. Je faisais la majorité du temps (par semaine. On va dire 80% du temps paléo). Par contre moi j’ai pris du poids. Faut dire qu’avec mes 48 kg pour mes 1m70, y aura pas fallu que j’en perde. Et comme je marche beaucoup à côté là je suis à 50 voir 52 kilos. C’est bien.

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  2. il me plait ton article…il y a bien longtemps que j’ai pas mangé un carré de sucre..ou des pdt…en general je fais attention a bien prendre des trucs »sans sucre ajouté »…et plat industriels y en a pas chez moi, je ne bois que de l’eau ou du jus de fruits(pressé par moi)mais j’ai encore beaucoup de choses a apprendre

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  3. ilf aut que j’essaie !!
    mais peut etre une version flexipaleo…..
    bon ok j’avoue je suis une grosse gourmande sucrée alors ça va être duuuuuuuuuur!
    bonne journée
    ps: tu es fier de tes 15 kilos et il y a deux jours tu me demandais la recette de la pâte à tartiner??? nonononon, c’est aps paleo la pâte à tartiner et puis sur quoi tu veux tartiner, tu ne manges plus de brioche ni de pain!!! ok sur une tranche de pomme….lol

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  4. Je me souviens de cet article , moi je ne prends plus un gramme depuis que je ne mange plus de sucre ou très très peu , et tu avais dit déjà quelques semaines passées et voilà 10 kg en moins … Félicitations Éric . Si mes souvenirs sont bons Léopold devait essayer , alors???? Bonne soirée

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  5. Bravo ! Ca doit bien t’aller. 😉
    Je mange très peu de sucre mais j’avoue craquer pour un carré de chocolat …
    Je constate aussi que je n’ai jamais faim et sauterais facilement un repas, voire deux, si j’étais seule.
    Bon mercredi.
    Bisoux, Eric.

    dom

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  6. Excellente démonstration ! 🙂
    Et en plus le sucre (particulièrement industriel) est aimé par les cellules malignes pour proliférer 😦 donc tout bénéf;

    Moi qui n’était pas bec sucré, avec l’âge huuu! Là j’ai fait assez attention un peu comme toi, en moins strict encore, et j’ai perdu sans problème 4 Kg en moins de 3 mois sans m’en rendre compte 😉

    Bon là avec mon virus H1 …. en 4 jours j’ai perdu 2 kg !!! Au moins y’aura ça de bon 😆

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