Je vous invite à visiter Kangal…

Heuuu ? Visiter quoi ? Kangal ?

Comment ? Vous ne connaissez pas Kangal ?

Ce tout petit village au cœur de la Turquie, en Anatolie, à pratiquement neuf cents kilomètres d’Istanbul ?

 

Si vous ne connaissez pas Kangal, en revanche, je parie que vous connaissez le psoriasis…

Cette maladie de peau qui, bien que pas contagieuse pour deux sous, touche quand même dans les deux cent cinquante mille Belges (et dans les 1,3 millions de Français), une maladie qui est moche, désagréable, et contre laquelle la médecine n’a pas de solution définitive.

Pas obligatoirement grave, tant qu’il ne s’agit que de présenter un érythème (des rougeurs, quoi) et des squames (des espèces de « pellicules ») sur (généralement) les coudes, les genoux, les avant-bras, les jambes, le tronc, ou encore (occasionnellement) le cuir chevelu, les plis cutanés, les paumes des mains et la plante des pieds (bref, ça peut se nicher un peu partout, même sur le visage).

Mais c’est plus ennuyeux quand ça déclenche des rhumatismes, et que ça se généralise sur tout le corps, ou que ça tourne en pustules…

Ça se traite … mal.

On rabote la peau pour enlever les squames, et on traite l’érythème avec des sédatifs (parce que ça chatouille et ça grattouille, cette saloperie), de la Vitamine D2, de la Vit A, du cuivre, ou, plus récemment, avec l’absorption de médocs chimiques qu’on appelle des psoralènes avant exposition aux UVA.

Ça part, très temporairement, puis ça revient au moindre coup de stress quelques jours ou quelques semaines plus tard, et il faut tout recommencer.

 

Bon, alors, pourquoi est-ce que je vous parle de Kangal et du pso, allez-vous me demander… Quel est le rapport ?

Hé bien, le rapport, c’est qu’à Kangal, on traite de manière naturelle le psoriasis !

Comment ? En plongeant les patients, deux fois deux heures chaque jour, dans quatre grands bassins construits en 67 et qui sont remplis d’eau provenant de quatre sources. Le traitement dure trois semaines.

Jusque là, allez-vous me dire, rien de particulier…

Une cure thermale comme il y en a tant un peu partout dans le monde…

M’oui, sauf que … dans l’eau … se trouvent des petits poissons !

Des poissons-guérisseurs, comme certains les appellent, ou encore des poissons-médecins.

Les plus petits d’entre eux (les tailles varient entre deux et dix centimètres) se chargent de « préparer le champ opératoire » en mordillant les plaies, avant de laisser la place a leurs congénères un peu plus gros qui vont vraiment s’attaquer à la peau préparée par les plus petits (et ramollie par l’eau), et ensuite, la peau est nettoyée par ces braves poissons qui … mangent les tissus morts, tout simplement.

Bref, le patient sert de repas aux poissons-médecins !

 

Et … ça fait mal ?garra poissons guerisseurs

Non, pas du tout.

Ça chatouille juste un peu.

Je ne suis jamais allé à Kangal, mais j’ai déjà expérimenté (chez une amie à quelques kilomètres de chez moi) le travail de poissons-guérisseurs similaires sur ma propre peau, et je puis vous affirmer qu’on ressent juste comme des légères caresses.

Bah, oui, même si ça vous mange, c’est affectueux, un poisson !

 

Et … ça marche ?

Ma foi, oui, aussi bien que les solutions médicales, en tout cas, et surtout, avec le grand avantage de l’absence des produits chimiques…

D’ailleurs, on entend souvent les malades parler de « miracle », dans cette région de la Turquie…

À dire vrai, le premier miracle, c’est qu’on n’explique pas d’où viennent ces poissons !

La rivière la plus proche est à une lieue des sources, et elle ne contient pas de poissons de cette espèce !

Le second miracle, c’est que ces sources ayant été découvertes voici presqu’un siècle (en 17), et exploitées d’abord artisanalement au début, puis de plus en plus « professionnellement » depuis un gros demi-siècle (depuis les années cinquante) pour guérir les malades du pso, à ce jour, on n’a pas encore effectué de vraies grandes études scientifiques et médicales pour expliquer le pourquoi du comment de ces guérisons (il est vrai que le lobby médico-pharmaceutique ne va pas sortir des sous pour étudier des machins naturels qu’ils ne pourront pas breveter pour gagner des millions dessus…).

Et puis, il y a le miracle de la guérison de bon nombre de psoriasiques…

On ne comprend pas très bien pourquoi tant de gens guérissent (ou, en tout cas, sont en longue rémission).

Bon, ok, il y a du souffre dans l’eau, et le souffre est bon pour la peau. Il y a aussi du sélénium, dans cette eau. Il y a le nettoyage de la peau par ces poissons-guérisseurs. Il y a aussi, apparemment, une sorte de « gel » que ces poissons laisseraient sur la peau, vient-on de découvrir relativement récemment. Il y a aussi une pincée d’effet placebo (trois semaines de vacances à l’étranger, avec pour but la guérison, ça doit probablement pousser un peu aussi à la charrette, je suppose). Il y a également l’effet du soleil, que la médecine officielle remplace bêtement par des expositions aux UVA produits artificiellement.

Bref, tout cela mis l’un dans l’autre fait que, bin, oui, ça marche pour bien des gens !

 

Quand je dis qu’il n’y a aucune étude, ce n’est pas tout-à-fait exactes, mais elles sont plutôt « confidentielles » (je vous l’ai dit, la médecine occidentale ne va pas s’abaisser à étudier quelque chose de naturel qui ne lui rapportera pas des millions chaque année ; elle préférera payer de temps en temps l’un ou l’autre scientifique corrompu pour qu’il mette les gens en garde contre les prétendus dangers de cette médecine naturelle).

Par exemple cette étude autrichienne réalisée sur 67 patients de 10 à 75 ans, qui connaissaient une forme modérée ou grave de psoriasis.

Seulement 67, oui, mais, quand on y pense, on vous vend régulièrement des produits testés officiellement sur un panel encore plus restreint, alors, finalement, 67, c’est un nombre qui n’est pas si faible que ça…

Les chercheurs autrichiens ont reproduit les conditions de la cure turque (des bains de deux heures durant trois semaines, des poissons, et des ultraviolets).

Résultat : 91% des malades ont déclaré que cela avait eu un « effet positif » sur la qualité de leur vie quotidienne. Un point pour les poissons-guérisseurs !

Mais, bon, ça, c’est subjectif, allez-vous objecter…

Aussi, avant et après le traitement, les psoriasiques ont-ils été testés au Psoriasis Area Severity Index (le PASI, qui, comme son nom l’indique, sert à évaluer le degrés de sévérité du pso chez le patient).

Chez près de la moitié des patients qui disaient avoir éprouvé un soulagement « très important », le score au PASI avait été amélioré de … 75% ! Encore un bon point pour les poissons-guérisseurs…

 

Et par la suite ?

Hé bien, par la suite, les fichus symptômes sont finalement revenus. Je vous l’ai dit, c’est une saloperie dont on ne se débarrasse pas si facilement, même naturellement. Et donc, les démangeaisons sont revenues.

Mais moins rapidement qu’après un traitement chimique : entre trois mois et trois ans… Et les deux tiers des participants à l’étude ont rapporté que leurs symptômes étaient moins prononcés que lorsque les symptômes réapparaissaient après les traitements chimiques.

Un troisième bon point pour les poissons-guérisseurs !

 

Cerise sur le gâteau : aucun des patients n’a connu d’effet indésirable !

Ce qui est loin d’être le cas avec les médicaments chimiques !

Score final du match « médecine conventionnelle vs poissons-guérisseur » : zéro à quatre !

Bon, je plaisante, là, parce qu’idéalement, toutes les médecines du monde devraient marcher main dans la main, pour le plus grand bien-être de tout le monde…

 

 

Bref…

Bref, si vous êtes psoriasique, et si vous ne savez pas où passer vos trois prochaines semaines de vacances, vous savez ce qui vous reste à faire…

La légende veut que les propriétés des eaux (et des poissons) de la région aient été découvertes par un berger blessé aux pieds, qui aurait constaté que ses blessures guérissaient plus vite quand il allait tremper ses petits petons dans les marais de la région… Une belle histoire, qui n’est peut-être qu’une histoire, sans plus. Mais quoi qu’il en soit, après avoir d’abord été dotée de bassins « artisanaux », ça fait un bon demi-siècle que la région a été aménagée « en dur » petit-à-petit pour accueillir des milliers de « touristes-patients »…

envie de vous relaxer avec les poissons

 

Notez que ces poissons se retrouvent aujourd’hui dans des « spas », dans des « centres » où l’on vous propose, pour vingt ou trente euros le quart d’heure ou la demi-heure, de plonger vos pieds dans des sortes d’aquariums…

M’ouais, pourquoi pas…

L’effet « pédicure » y est, effectivement. Et les poissons grignotent bien vos peaux mortes, oui…

Mais si vous souffrez de psoriasis, ne vous attendez pas à des miracles !

D’abord, il n’est pas certain du tout que l’on vous laisse faire trempette si vous êtes « blessé ». Pour deux raisons…

  • Ici, il s’agit de centres « de beauté », et pas de centres « de santé ». Vous n’allez quand même pas infliger la vue de vos jambes rouges aux autres clients !!! Ce serait déplacé, voyons… Et le personnel ne manquerait pas de vous dire que vous devriez avoir honte…
  • Et puis, les poissons se trouvent dans des aquariums, pas dans des bassins avec de l’eau qui s’écoule, et donc, pas question que vous alliez contaminer cette eau avec des pattes « malades », « purulentes » !!! Et le fait que le pso ne soit pas contagieux n’est probablement même pas connu de la personne chargée de faire respecter le réglement interne…

Ensuite, l’eau n’est pas la même qu’en Turquie : pas de souffre, pas de sélénium, juste de l’eau du robinet à température du corps.

Et puis, ces aquarium sont – sauf rares exceptions – juste prévus pour faire trempette jusqu’au mollet, dans une trentaine de centimètres d’eau. Pas question de vous y tremper en entier ! On vendait, voici quelques jours, à Estaimpuis, en promotion pour environ cinq cents euros, des « kits » avec un « pédiluve » de 70X60cm … et de 40cm de profondeur (+ le banc pour s’asseoir, les filtres, le stérilisateur UV pour stériliser l’eau pas pour stériliser votre peau, le chauffage et même l’éclairage) et cent poissons (prix normal : le double).

Et enfin, même en supposant que l’on vous accepte avec ces « vilaines blessures », que l’on fasse venir par camions-citernes des tonnes d’eau « de là-bas » (ou qu’on y ajoute du souffre et du sélénium), et que l’on utilise une « baignoire » dans laquelle vous pouvez vous tremper en entier, rappelez-vous que ces séances, chez nous, coûtent – selon les endroits – environ quatre-vingts centimes la minutes en moyenne. Imaginez ce que vous coûterait 21 jours de traitement, même en ne vous immergeant que deux heures par jour (au lieu de quatre)… Pour ce prix-là, autant aller en Turquie !

 

 

 

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4 réflexions sur “Je vous invite à visiter Kangal…

  1. je connais quelqu un qui y est allé….effet positif en effet…regression du psoriasis..pendant 2 ans..puis a la suite d un choc émotionnel…bim revenu

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    • Une saleté, le pso !
      Comme je l’écrivais ci-dessus, on « guérit » … ou plutôt, on est « en rémission »… Une rémission longue, mais au moindre gros coup dur, pan, ça risque de revenir !
      D’où l’avantage de se soigner naturellement : mieux vaut prendre un bain avec des poissons que d’avaler des crasses chimiques. Dans un cas comme dans l’autre, le risque que ça revienne existe, mais l’eau, le soleil et les poissons sont meilleurs pour la santé.

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  2. J’ai vu ça a la télé , je n’ai pas de psoriasis , mais une collègue en a sur les jambes , bras, et mains , elle a pris toutes sortes de médicaments à fortes doses , zéro résultat !!! Je l’avais supplié d’arrêter ces médocs car en plus ,elle souffrait de nausées , maux de tête etc….. Elle m’a écouté , et 2 à 3 semaines , elle n’avait presque plus rien ! Je lui avais donné du gel d’aloé Vera qu’elle passait pls fois par jour avec un peu d’huile d’olive et voilà!!!!!! Elle n’a plus rien . J’ai un aloès et depuis les feuilles je fais mon gel et il est bio !!! Il me sert à tout ! les médicaments n’ont fait qu’aggraver son pso Merci bonne soirée Éric.

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