Voici quelques années, …

 

… environ six mois avant qu’en France, on n’interdise (en 97) l’amiante pour d’évidentes raisons de santé, l’académie de médecine affirmait haut et fort que ce produit était … sain ! Oui, oui, pour cette haute instance médicale, l’amiante était sans danger… Alors que les premières constations officielles des décès liés à l’amiante dataient … de l’antiquité ! Et que les premières analyses officielles médicales des maladies/décès causés par l’amiante dataient déjà d’un siècle.

Le même scandale va-t-il se reproduire avec les nanoparticules, avec les nanotechnologies ?

 

C’est quoi, ces nanoparticules ?

Des minuscules particules, invisibles à l’œil nu (et visibles uniquement au microscope, tellement elles sont petites) : elles sont de dimension « nanométrique », et le nanomètre, c’est un milliardième de mètre : mille fois plus petit que le millimètre. Donc, une nanoparticule mesure entre un et neuf-cent-nonante-neuf nanomètres.

 

Et ça sert à quoi ?

À plein de choses !

Plein de choses utiles, en plus…

Tellement « plein de choses » que je serais bien en peine de résumer en quelques mots tout ce qu’on peut faire avec les différentes nanoparticules qu’on trouve déjà un peu partout…

 

Un peu partout ?

Oui.

Petit-à-petit, l’oiseau fait son nid les nanomatériaux se sont implantés dans notre vie quotidienne.

On en trouve aussi bien dans des pots de peinture, que dans des vêtements, dans des pots de cosmétiques, dans des produits d’entretien, dans des … médicaments, dans des pesticides, dans des produits de métallurgie et de plasturgie, dans des matériaux utilisés en informatique, en construction, …, et jusque dans … nos assiettes !

 

Et alors ? Si elles sont utiles, où est le problème ?

Bin, le problème, c’est qu’elles (du moins certaines d’entre elles) sont … toxiques !

Il existe une flopée d’études différentes qui tirent la sonnette d’alarme quant à la toxicité ou la possible toxicité (selon les différentes nanoparticules, selon différents critères, selon les différents risques) de ces nanomatériaux, mais, là encore – comme avec l’amiante – personne (dans nos gouvernements) ne veut ouvrir les yeux, ni surtout prendre la responsabilité de faire de la peine aux malheureux industriels-qui-en-mettent-partout !

Il faudra probablement quelques dizaines d’études supplémentaires, avec des tas de malades et quelques centaines (voire milliers) de décès à la clé, pour qu’enfin, des ministres aient les coui… heuuu … aient le culot de « faire quelque chose » pour limiter cette invasion.

Parce qu’invasion, il y a !

Ces particules sont généralement tellement petites qu’elles traversent toutes les barrières de notre organisme !

Et on en retrouve dans nos cellules, y compris dans les noyaux desdites cellules, là où se trouve notre ADN !!!

 

Et elles y font quoi, dans nos cellules ?

Ma foi, on n’en sait trop rien encore exactement. Les études se poursuivent…

Ce qu’on sait déjà, c’est que certaines d’entre elles ont des effets cancérogènes, cytotoxiques, mutagènes, et même neurotoxiques, c’est-à-dire qu’elles passent à travers la barrière encéphalique (celle qui protège le cerveau) et qu’elles vont s’attaquer aux neurones.

Et après, on viendra s’étonner qu’il y a de plus en plus de gens qui souffrent de Parkinson ou d’Alzheimer !

Et quand je faisais un parallèle ci-dessus avec l’amiante, ce n’était pas juste pour rappeler un ancien scandale, c’est parce qu’on a constaté – avec certaines de ces nanoparticules (les nanotubes de carbone, par exemple, lesquels tubes sont parmi les nanomatériaux les plus utilisées) – chez les animaux de laboratoire, des cancers des bronches, des poumons et de la plèvre, exactement comme avec l’amiante.

 

Bon, allez, une cerise sur le gâteau ?

On s’est aperçu que la toxicité de certains de ces booooons nanomatériaux variait selon les milieux qu’ils traversaient. Allez donc déclarer une nanoparticule « 100% sans danger » alors que, subitement, elle pourrait devenir subitement hyperdangereuse parce qu’elle aurait été mise en contact avec … je ne sais pas, moi … du jus de framboises, de la bave de limace ou une portion de cassoulet en boîte ! Si c’est une nano qui est utilisée depuis des siècles, ma foi, on pourrait en avoir la certitude, en constatant au fil du temps qu’il n’y a pas de danger, mais avec un produit qui vient de sortir du labo ?

 

Et comment savoir si l’on en a autour de soi ?

Ha, bin, déjà, ça, c’est déjà un premier problème que nos gouvernements pourraient assez facilement résoudre : les industriels, aujourd’hui, ne sont pas spécialement obligés d’inscrire « ce produit contient des nanoparticules ». Ce serait bien qu’ils soient obligés de le faire. Et de préciser lesquelles.

Mais, bon, si c’est pour avoir une législation-à-la-con, comme celle sur les OGM, qui autorise les industriels à étiqueter « sans OGM » du moment que la quantité d’OGM ne dépasse pas 0,9% du produit fini, ça ne servira à rien, sauf à embrouiller un peu plus la situation.

Et puis, certains industriels sont peut-être au courant du danger potentiel de certains de ces booooons nanomatériaux, et ils souhaiteraient peut-être proposer à leurs clients des produits « nano-free », mais le (second) problème est qu’ils ne sont pas toujours eux-mêmes au courant quant à la composition exacte de leurs matières premières… Ces matières premières contiennent-elles, ou pas, des nanomatériaux ? Pour la plupart des « industries de finition », c’est mystère et boule de gomme, vu qu’il n’y a aucune traçabilité ! Je suis restaurateur industriel, j’achète du yaourt pour faire une sauce tzadziki, comment savoir si ma sauce contiendra des nanoparticules si ce n’est pas inscrit sur le baril de yaourt ?

 

D’un autre côté, le lobby de l’industrie freine des quatre fers pour éviter de devoir écrire sur les emballages « attention, contient telles nanoparticules qui peuvent être mutagènes, cancérogènes, … etc. ». Déjà qu’ils ont réussi le tour de passe-passe de faire accepter par l’Europe la définition des nanomatériaux comme étant des machins d’une taille allant de 1 à 100 nanomètres. Une nanoparticule de 101 nanomètres, ce n’est plus une nanoparticule, officiellement ! Pourtant, ses propriétés sur la santé sont les mêmes que si elle mesurait un nanomètre en moins !

De même, certaines commissions admettent que ne soient considérés comme nanomatériaux que ce qui comporte au moins 50% de nanomatériaux. Si j’utilise un conservateur contenant 49% de nanomatériaux et 51% d’autre chose, l’ensemble est considéré comme « nano-free » !

 

Et en pratique, je fais quoi pour les éviter ?

Les éviter à 100%, c’est mission impossible (à moins de vivre sur une île en autarcie complète).

Si vous allez faire vos courses dans les « grands magasins », c’est certain à 100% que vous avez déjà mangé du nano sans le savoir.

Ce n’est – heureusement – pas nécessairement néfaste pour votre santé (je l’ai dit plus haut : certaines nanoparticules sont dangereuses, d’autres – peu – ne le sont pas), mais je me dis que ce serait bien que vous soyez au courant…

Allez, un exemple tout bête : si vous achetez une viande pré-emballée (vous savez, dans cette barquette qui ressemble à de la mousse compressée, avec un film plastique par dessus), vous avez dû vous demander pourquoi il y avait souvent, entre la barquette et la viande, une sorte de « carton »… Pour absorber le surplus de jus, pensez-vous, afin d’éviter d’avoir « du sang » dans la barquette ? Ce n’est pas faux, mais il n’y a pas que ça… Ce « carton » est assaisonné au « nano-argent », lequel sert à empêcher la viande de virer de couleur, de devenir grisâtre, et sert à tuer les vilaines bactéries qui pourraient s’y développer. Ce qui permet de vous faire croire que la viande que vous avez entre les mains a été emballée le jour-même, alors qu’elle l’a été quelques jours auparavant… Le nano-argent se met dans la viande, et ne croyez surtout pas qu’il s’évapore au moment de la cuisson de votre viande ! Mais … bonne nouvelle quand même … je disais que tous les nanomatériaux ne sont pas spécialement toxiques, et, heureusement, le nano-argent en fait partie. Du moins si l’on n’en consomme pas trop… *

Autres exemples ? Bin, en gros, sachant que les nanomatériaux servent à bidouiller des saveurs nouvelles, des textures nouvelles, une couleur plus fraîche, plus accentuée, …, vous allez les retrouver dans plein de produits … industriels ! La fluidité de votre yaourt est probablement due à des nanoparticules. Et si vous achetez des poudres de lait, ou du sucre impalpable, il est probable aussi que l’anti-agglomérant (qui les fait rester en poudre sans faire de « boules dures ») soit fabriqué avec des nanomatériaux… Quant aux conservateurs, de plus en plus contiennent aussi des nanoparticules !

Bref, pour les éviter un maximum, il vaudrait mieux éviter de consommer les produits industriels qui en contiennent de plus en plus !

Ça fait bien longtemps que je vous dis de privilégier le biologique, si possible en circuit court, voici encore une bonne raison de le faire.

Si, pour faire un potage parisien, vous allez acheter vos poireaux, votre cerfeuil et vos patates à la ferme biologique voisine, c’est certain que les seules nanoparticules que vous pourriez consommer seraient celles apportées par le vent. Si vous achetez « la même chose » (hem…) en « brique » dans le supermarket du coin, par contre, c’est à peu près certain que vous aurez de la nanotechnologie dedans !

En gros, au plus c’est industriel, au plus on risque de rencontrer des nanomatériaux.

 

Et on en retrouve également à la louche dans les cosmétiques que vous étalez si généreusement sur votre peau (ces nanomatériaux traversent votre peau comme de l’eau traverse une feuille de papier buvard, et ils se retrouvent dans votre organisme en moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire).

 

Il existe un aspect moins connu de cette course folle aux nanotechnologies, et qui ne nous intéresse que par le risque qu’il nous fait courir en cas de dérapage : c’est l’aspect militaire.

Les nano-armements ne sont d’ores et déjà plus de la science-fiction ! Et pas que dans des laboratoires secrets aux USA, ou chez des savants fous mégalomanes, mais aussi chez nous !

La nanotechnologie sert à perfectionner des armes, en accroissant leur légèreté, mais aussi leur puissance de destruction, et leur solidité. Elle sert à renforcer les protections, depuis le blindage d’un véhicule, jusqu’au « gilet-pare-balle ». Et elle entre dans la fabrication d’armes … « chimiques »…

Ha mais, non, c’est vrai, où avais-je la tête : l’armement chimique est interdit par des traités internationaux… Bah, qu’à cela ne tienne, il suffit de remplacer dans le nomenclature les termes « diffuseurs de gaz » ou « capsules de poisons » par « diffuseurs de nanotoxiques », et le tour est joué !

Tous les militaires ne sont pas « pour » ce genre de nanotechnologie : certains avouent que si cet armement venait à tomber entre des mains de « terroristes », ce serait la catastrophe ! Avec une cuillère à café de nanomatériaux, on pourrait tuer des millions de gens ! Finalement, la « guerre chimique » était peut-être moins meurtrière…

 

 

Attention, il ne faut pas tout jeter.

Certaines nanotechnologies pourraient bien être très utiles…

On pourrait par exemple envisager (c’est à l’étude depuis un bon moment) de fabriquer des « nano-robots » qui serviraient à aller attaquer directement des « méchantes cellules » qui n’ont rien à faire dans notre organisme. Des cellules cancéreuses, des virus, des bactéries, …, et ce, sans s’attaquer aux cellules saines.

Bon, ok, ce ne serait pas une panacée (ça ne détruirait pas la cause réelle de la maladie, ça ne ferait que détruire ce qui cause le symptôme), mais ça pourrait donner quand même un sérieux coup de pouce dans un processus plus complet de guérison… Un coup de pouce efficace, et sans effets secondaires, ce qui, de nos jours, est loin d’être le cas pour la majeure partie des médocs chimiques…

On est loin d’être arrivé à ce stade, mais on envisage aussi d’effectuer des « réparations » à l’aide de nanomachines… Un AVC ? Hop, on envoie une cohorte de nano-robots qui vont déboucher le vaisseau sanguin ou vont colmater la brèche…

Si le médicament qui fait la différence entre une cellule saine et une cellule à détruire est pour demain, le nano-robot-réparateur n’est que pour après-demain. Ou plus tard… Beaucoup plus tard ! Mais c’est à l’étude…

nano

 

 

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* Le « nano-argent » dont je parle, c’est tout simplement de l’argent colloïdal. C’est assez amusant de constater que cet argent colloïdal, inoffensif pour la santé tant qu’on n’en consomme pas trop (mais efficace comme agent anti-infectieux), est officiellement considéré comme impropre à la consommation (en tant que médicament par voie orale), alors qu’il vous est loisible d’en consommer « légalement » chaque jour (en mangeant de la viande pré-emballée)… Deux poids deux mesures… Avec la différence que si l’on en prend uniquement pour se soigner de temps en temps, ma foi, la planète n’en mourra pas, mais si l’on nous en met « dans tout », au bout d’un certain temps, l’écologie de notre planète risque d’en prendre un sacré coup. L’industrie serait-elle en train de nous refaire, avec le nano-argent, le même coup qu’elle nous a fait avec les antibiotiques qui, à force d’être prescrits pour un oui ou pour un non, ont pollué toutes les eaux et ne servent maintenant plus à grand chose… ? On en reparlera dans un demi-siècle, quand il sera peut-être trop tard…

 

 

 

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