Le trente juin dernier, …

Le trente juin dernier, je commettais un article expliquant que les maladies mentales tuaient.

 

Article écrit à la suite d’une étude britannique qui avait été publiée quelques jours auparavant dans la revue World Psychiatry par le département de psychiatrie de l’Université d’Oxford.

Article qui m’a d’ailleurs valu le commentaire suivant « CE QUE VOUS DITES DANS «««VOTRE ARTICLE»»», EST MENSONGER ET DONC DIFFAMATOIRE CALOMNIE »

Logique : ce sont des Britanniques de la perfide Albion qui ont fait l’étude (sur plus d’1.700.000 personnes quand même, rien que ça !) et c’est un Belge (alcoolique comme tous les Belges, le roi en premier – sic) qui la répercute. Donc, dans l’esprit de mon ex-troll préféré et unique (en son genre), il ne pouvait s’agir que d’un mensonge…

 

Oui, mais… Et si c’était une étude française qui disait la même chose ?

Haaa, là, ce serait évidemment différent, ça ne pourrait qu’être la plus stricte, la plus pure vérité !

 

Hé bien, ça tombe bien, cette étude anglaise est confirmée par une étude française, réalisée par la Fédération Régionale de Recherche en Santé Mentale, de la région française Nord/Pas de Calais, et publiée dans la revue française (heuuu … ha, non, c’est une société londonienne qui édite ce journal ; zut, « il » va encore dire que c’est du mensonge, alors ?): Social Psychiatry and Psychiatry Epidemiology.

Laquelle étude a conclu à une surmortalité inquiétante en psychiatrie française, après avoir épluché les cas de seulement cinq mille patients français (contre un million sept en Angleterre).

 

Je cite la conclusion : « Chez les personnes souffrant d’une maladie mentale, la mortalité est quatre fois plus élevée que dans la population globale. Une prise en charge à revoir ? »…

 

Les 5.000 patients hospitalisés en psychiatrie (des dépressifs, des schizophrènes, …) ont été observés entre 2004 et 2007.

Et le docteur français Marie-Claire Charrel (nom bien plus français que « Seena Fazel », le nom de l’auteur de l’étude anglaise d’Oxford) qui a mené l’étude française ajoute que la surmortalité est confirmée pour les deux sexes, mais surtout chez les jeunes…

Selon la psychiatre française, on compte environ 20 fois plus de suicides et 9 fois plus d’accidents que chez les gens sans problème de santé mentale ! Mais on compte aussi des causes « naturelles » (naturelles par opposition au suicide ou à l’accident, mais pas si naturelles que ça si l’on considère leur nombre plus élevé que dans la population sans maladie mentale) comme des maladies pulmonaires en premier lieu, suivies des maladies cardiovasculaires et des cancers. Maladies liées à la pathologie psychiatrique elle-même, à des modes de vie délétères et/ou à des défauts de soins.

Bref, toujours d’après cette toubib française, je cite, « Il y a un véritable travail à faire sur la prise en charge globale »…

Nooooon ? Qui l’eût cru ?

 

Bref…

Je suis content d’apprendre qu’une toubib (avec un beau diplôme) française confirme ce qu’un méchant charlatan belge avait relaté en juin dernier : peut-être que cela incitera mon ex-troll à cesser de me taxer de menteur à tout va ?

 

Bonne journée !

 

 

 

 

fou

 

 

 

 

 

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2 réflexions sur “Le trente juin dernier, …

  1. En effet, cela confirme bien !
    Mais une prise en charge qui consisterait en quoi ???
    Sans doute plus facile à dire qu’à réaliser … Surtout avec les moyens qu’ils ont.

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