Très vite dit…

Vite fait, un article sur les booooons pesticides !

 

Aux USA, les agriculteurs ont un taux de suicide deux fois plus élevé que dans le reste de la population. Dans nos pays, ce n’est pas mieux : en France, par exemple, un agriculteur se suicide – selon que les analyses sont réalisées par des scientifiques « officiels » ou par des indépendants – chaque demi-journée (800/an) selon certaines sources, chaque jour (400/an) selon d’autres, ou « seulement » un tous les deux jours selon l’état. Quoi qu’il en soit, même un tous les deux jours, c’est plus que dans le reste de la population !

À cause de la difficulté et du stress du travail agricole ?

Oui, peut-être en partie, mais pas que : apparemment, si l’on en croit des travaux de l’Université d’État du Colorado, il existe un lien entre l’exposition aux pesticides et, en vrac, des difficultés de concentration, des engourdissements, des maux de tête, des troubles de la vision, l’anxiété, l’irritabilité, la fatigue, …, et … la dépression.

Et qui dit dépression, dit augmentation du risque de suicide.

Non seulement ils nous empoisonnent, mais en plus, ils ne se rendent même pas compte qu’ils s’empoisonnent eux-mêmes !

À quand le bio obligatoire partout ?

 

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Dans une étude californienne, il a été constaté que les femmes vivant à proximité de champs et de fermes où des pesticides ont été appliqués pendant leur grossesse avaient un risque accru de 66% d’avoir un enfant autiste (ou atteint d’un autre retard de développement mental).

Le moment où le risque est le pire pour l’enfant, c’est quand la future maman est exposée durant les 2e et 3e trimestres de la grossesse, selon cette étude de l’Université de Californie à Davis, publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.

Des résultats qui ne font que valider des résultats d’autres études précédemment réalisées par d’autres chercheurs indépendants…

Bin, oui, mais, bon, quelle idée d’habiter tout près d’un champ, aussi…

Heuuu, oui, mais « à proximité », ça ne veut pas dire exactement « tout près », du genre cinquante mètres, mais à des distances allant jusqu’à … un kilomètre trois quarts à vol d’oiseaux !!!

 

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Tant qu’on est à parler des booooons pesticides chimiques, savez-vous qu’il a été découvert que la recrudescence de la maladie cœliaque et de l’intolérance au gluten serait principalement due …

… (roulement de tambour)…

… au glyphosate.

Lequel glyphosate est l’ingrédient actif de l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto.

Du moins si l’on en croit une étude publiée dans le Journal of Interdisciplinary Toxicology par des chercheurs indépendants et d’autres appartenant au fameux MIT, le Massachusetts Institute of Technology.

 

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Cerise sur la gâteau : l’Europe se fout de notre gueule à propos des pesticides !

Depuis 2009, il existe une loi nommée « Règlement 1107/2009 », qui traite des pesticides.

Selon cette loi, quand un fabricant de saloperies de pesticides veut demander une homologation pour son poison son produit chimique, il doit produire toutes les études scientifiques réalisées sur le produit dans les dix dernières années. Toutes ! Pas seulement celles réalisées par les labos internes du fabricant, pas seulement celles qui sont favorables ! Toutes, y compris une « bête » étude universitaire, y compris une étude réalisée par un chercheur indépendant…

Mais…

Comme par hasard…

Si l’on en croit un rapport des associations PAN Europe (PAN = Pesticide Action Network) et Générations Futures, un rapport publié le 17 septembre, … pour homologuer un produit et définir des niveaux d’exposition les plus sûrs possibles (hem), l’Europe se contente … des études fournies par les industriels eux-mêmes. Des études évidemment 100% neutres, objectives, impartiales, nous n’en douterons pas une seule seconde !

PAN Europe cite l’exemple des sept derniers dossiers de demande de mise sur le marché. Sur 434 importantes études de toxicité réalisées dans le monde universitaire, seules 99 ont été présentées par les industriels, mais tout en signalant qu’il ne fallait pas en tenir compte … parce que les protocoles utilisés n’étaient pas conformes ! Et donc, ces 99 études qui disaient toutes que les produits étaient trop dangereux, ont purement et simplement été mises à la poubelle !

Bin, oui, vont rétorquer les trolls les naïfs, mais si les protocoles d’analyses n’étaient pas corrects, c’est normal qu’on n’en tienne pas compte, non ?

Bin, non. Parce que les techniques de recherche des universités sont à la pointe du progrès, c’est-à-dire nettement plus poussées que celles utilisées dans les protocoles officiels ! Et si une étude universitaire dit qu’un produit est dangereux, vous pouvez être sûr que son avis est plus pertinent que l’avis officiel du chercheur payé par le fabricant !

Mais, bon… Il faut quand même bien se rappeler que la préoccupation première de ces industriels (et accessoirement de ces politiciens mangeant souvent ne mangeant jamais à plusieurs râteliers), ce n’est pas la santé des habitants de cette planète, mais c’est la santé de leur portefeuille !

 

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P’tite réflexion toute personnelle…

En ce qui me concerne, je parle de « pesticides » : un mot formé avec le suffixe « cide » = tuer, en latin… Pesticide, qui tue les pestes, comme on parle de parricide, qui tue son père, d’insecticide, qui tue les insectes, de régicide, qui tue le roi, etc. … Ce n’est pas à 53 ans que je vais me mettre à parler la langue de bois et le politiquement correct ! J’appelle un chat un chat.

Mais avez-vous remarqué que, dans les médias, on parle de moins en moins de « pesticides », mais qu’on parle plutôt de « produits phyto-sanitaires » ! Soit, étymologiquement, un produit utilisé pour la santé des pantes !!!

Pour un peu, si on se laissait « avoir » par cette nouvelle appellation hypocrite, on pourrait croire qu’il s’agit de produits bons pour la santé !

 

 

 

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4 réflexions sur “Très vite dit…

    • Je ne suis pas tout à fait d’accord : la merde c’est rempli de bactéries, dont certaines sont bien utiles dans le microbiote intestinal pour notre digestion. Comparer « merde » et « pesticide » c’est très péjoratif pour la merde.

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  1. Pas de commentaires : moi, j’ai un virus dans mon ordi et j’ai pas trouvé de virusicide !
    Je te souhaite un bon jeudi !
    Bisoux, Eric
    dom

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