Y’a quoi … (mise à jour)

Y’a quoi dans mon assiette ?

ou

Les mots qui font peur…

 

Par exemple : ASPARTAME… GLUTEN… LACTOSE… TRANS…

Remettons donc des points sur quelques « i » et des barres à quelques « t »…

 

 

ASPARTAME…

C’est un « édulcorant ».

« Édulcorer » signifie « rendre plus doux », « sucrer ». Le miel, c’est un édulcorant, le sucre de canne, c’est un édulcorant, le carré de sucre que vous mettez dans votre café, c’est un édulcorant, le sirop d’érable, c’est un édulcorant, l’aspartame, c’est un édulcorant, l’acésulfame K, c’est un édulcorant…

La différence entre les premiers et les deux derniers, c’est la manière dont c’est fabriqué. Les premiers sont mis à notre disposition par Dame Nature (avec juste un petit coup de pouce de l’humain pour extraire le produit sucrant de là où il se trouve, par exemple dans les rayons de miel ou dans la sève de l’érable), les deux derniers par … l’industrie chimique.

L’aspartame est un édulcorant artificiel, chimique.

Il a un pouvoir sucrant environ deux cents fois plus important que le « sucre blanc » de référence.

Et il n’apporte pas de calorie (ce qui ne veut pas dire qu’en consommer à la place de « vrai sucre » fait maigrir).

La tendance est d’en mettre dans un peu n’importe quel produit industriel. Les produits « light », les produits « allégés », évidemment, mais aussi d’autres produits pas allégés du tout, où il remplace avantageusement (au point de vue du prix de revient) le « vrai sucre ».

Aujourd’hui, ce sont des milliers de produits industriels qui en contiennent !

Une fois qu’il passe dans notre organisme, l’aspartame est « digéré », c’est-à-dire qu’il se transforme en … méthanol (l’alcool à brûler), puis en formaldéhyde (un cancérogène assez costaud).

Mais, bon, selon les fabricants et selon les chercheurs payés par lesdits fabricants pour le prouver, l’aspartame est sans danger aucun pour la santé…

Bah, s’ils le disent…

 

GLUTEN…

Le gluten, c’est le nom des protéines végétales qu’on trouve dans des céréales (avoine, blé, épeautre, maïs, orge, seigle).

Tous les glutens de toutes les céréales ne sont pas identiques. Le gluten du blé s’appelle « gliadine », par exemple, alors que celui du seigle porte le joli nom de « sécaline », ou celui du maïs est étiqueté « zénine ».

On en trouve dans des céréales (donc dans des pains, dans des pâtisseries, dans des biscuits, …, dans tout ce qui contient de la farine), mais aussi dans la bière (logique puisqu’il y a des céréales dedans), dans des charcuteries, ou dans des plats industriels en général.

Le gluten dans la pâte à pain permet d’avoir une pâte qui « pousse » bien (une pâte aérée, une pâte moelleuse), et le gluten dans une charcuterie ou dans un plat industriel permet d’augmenter le volume et le poids, et de lier la préparation pour pas cher (ça permet de vous vendre une préparation en sauce avec de la farine au prix de la viande et des légumes, par exemple).

Dangereux ? Pas dangereux ?

En soi, non, pas dangereux.

Sauf que…

On en trouve de plus en plus dans tout et dans n’importe quoi.

Parce qu’on consomme de plus en plus de produits industriels qui en contiennent d’une part, et d’autre part, parce que le blé que nous consommons aujourd’hui contient plus de gluten que celui que consommaient nos ancêtres : à force de sélections et de croisements, l’humain est arrivé à cultiver un blé contenant plus de gluten, ce qui est bien utile pour le boulanger qui voit ses pains gonfler mieux et plus vite qu’avec le « vieux » blé.

Résultat, le trop étant l’ennemi du bien, de plus en plus de personnes sont devenues « allergiques » au gluten.

Une minorité des gens souffrent de ce que l’on appelle la maladie cœliaque. C’est-à-dire qu’ils ne peuvent absolument pas consommer du tout de gluten, parce qu’il endommage leur paroi intestinale.

Et bon nombre d’autres personnes supportent un peu de gluten, mais pas trop, pas autant que ce que l’industrie nous propose aujourd’hui. Lesquelles personnes connaissent à des degrés plus ou moins importants divers ennuis de santé que la médecine actuelle met sur le compte de tout un tas de choses, mais pas du gluten…

Savez-vous, par exemple, que le gluten peut provoquer, chez des enfants, certains troubles du comportement, dont l’autisme ou l’hyperactivité ? Un enfant hyperactif peut parfois être « calmé » simplement par un régime sans gluten.

Oui mais voilà, c’est difficile de manger sans gluten si l’on mange des produits préparés par le lobby agro-alimentaire… Et même en préparant soi-même ses repas, il faut être attentif…

 

LACTOSE…

Le lactose, c’est le principal sucre du lait (étymologiquement lact-ose = sucre de lait), composé de galactose et de glucose.

Pour être digéré, ce sucre de lait doit être mis en présence d’une enzyme appelée lactase. Lactase qui coupe en deux le lactose, le divise en glucose et en galactose, ce qui permet l’assimilation par les intestins.

Oui mais voilà…

La Nature a prévu que l’être humain avait besoin de lactase jusqu’à son sevrage (le sevrage étant le moment où le bébé mammifère ne boit plus le lait de sa maman, et mange d’autres produits qui doivent l’alimenter à la place du lait maternel), mais pas après ledit sevrage.

Logique, puisqu’à partir du sevrage, le mammifère cesse (ou devrait cesser) de boire du lait.

Sauf que les humains – les seuls mammifères à le faire dans la Nature – ont trouvé intelligent de continuer à boire du lait après leur sevrage.

Et même pas le lait de leur propre espèce, en outre !

Résultat : alors qu’ils n’ont plus ou plus assez de lactase pour aider à digérer le lactose du lait, les humains qui consomment du lait après leur sevrage connaissent des problèmes de digestion.

Au lieu d’être digéré, le lactose se met à fermenter au contact de la flore bactérienne du côlon.

D’où un minimum d’inconfort abdominal, avec des ballonnements, des flatulences, voire une diarrhée…

Lorsqu’il n’y a plus du tout de lactase pour aider à la digestion du lait, il y a intolérance au lactose, et l’inconfort est maximal, et quand l’hormone est encore un peu présente (mais, évidemment, pas en assez grandes quantités), l’organisme tolère un peu de produits laitiers, mais … « pas trop » (max 3-4 par … semaine !), sinon, l’inconfort sera en proportion.

Pour information, les trois quarts de l’humanité (après le sevrage) ne disposent plus de lactase pour digérer le lait, mais l’industrie agro-alimentaire continue quand même à vous donner l’ordre de consommer au moins trois-quatre verres de lait quotidiennement. Cherchez l’erreur…

 

TRANS…

On parle, en gros, de quatre sortes de « gras » : les acides gras saturés, mono-insaturés, et insaturés. Et les acides gras trans…

Si les trois premiers, bien consommés, sont sans grands dangers pour la santé (bien consommés, ai-je dit !), les acides gras trans sont à éviter comme la peste.

Parce qu’ils sont des acides gras dont la structure moléculaire a été modifiée (on les a hydrogénés, par exemple, ou la modification résulte du chauffage, …).

D’un côté, c’est « bien », parce que cette modification rend les gras trans beaucoup moins sensibles à l’oxydation. Une sensibilité moindre à l’oxydation qui augmente la durée de conservation des produits. C’est pour cela (et parce qu’ils donnent un certains moelleux – bin, oui, c’est du gras, quoi – aux aliments, et parce qu’ils ouvrent en outre l’appétit : difficile de ne pas en prendre une seconde part dès qu’on y a goûté !) qu’on en balance à la louche dans les barres chocolatées, les biscuits, les charcuteries, les pâtes à tartiner, les pâtisseries, les plats préparés, les viennoiseries, …

D’un autre côté, c’est « moins bien »… Pour la santé !

« Avant », on pensait que, quand votre taux de cholestérol explosait, c’était dû à une forte consommation de gras saturés et/ou de produits contenant du cholestérol. Mais ça, c’était « avant »… Aujourd’hui, on sait que ce sont les graisses trans qui sont responsables de beaucoup d’ennuis de santé, dont votre taux de cholestérol est l’indicateur.

 

Alors, tous ces produits qui contiennent de l’aspartame, du gluten, du lactose ou des acides gras trans, je jette ?

Bin, ça, c’est à vous de voir…

Si vous êtes à 100% en excellente santé, ne changez surtout rien à votre manière de manger…

Mais qui, à notre époque, peut dire qu’il est vraiment à 100% en bonne santé, sans aucun problème – même minime – qui lui gâche la vie ?

Vous connaissez mon credo : « de tout, raisonnablement »…

Je ne pense pas (à moins que vous ne soyez intolérant) que boire un chocolat chaud en rentrant le dimanche après-midi d’une promenade dans la froidure de l’hiver va vous pourrir la vie… Je ne pense pas non plus quand manger un petit bout de baguette, même avec un peu de pâte à tartiner, va vous pourrir la vie non plus. À condition de rester raisonnable ! Un chocolat chaud chaque matin et un bout de baguette avec de la pâte à tartiner à chaque goûter (et du pain à chaque repas, et une gaufre à dix heures, et des biscuits en guise de dessert, et…), est-ce raisonnable ?

Bon appétit !

Pain choco noisettes

 

Mise à jour…

Une fidèle lectrice (Merci, J.C.) m’a fait parvenir un petit mot pour me demander si je connaissais (non, je ne connaissais pas) CECI :

Un booooon édulcorant chimique nommé ADVANTAME.

Comme je ne connaissais pas, j’ai lu le lien qu’elle m’avait envoyé (et qui pointait vers un site suisse) … et je me dis que tout va décidément de mal en pis dans le monde de l’agro-alimentaire !

Alors, je résume ce que j’ai lu…

Il semblerait que l’Europe vienne d’autoriser un nouvel édulcorant.

Un édulcorant … dérivé de l’aspartame !

Déjà rien que ça, ça donne envie d’en manger à la louche, n’est-ce pas ?

Mieux vaut éviter de le consommer à la louche, justement, parce que son pouvoir sucrant serait trente-sept mille fois celui du sucre !

Vous ajoutez un gramme de cet édulcorant dans une cuve contenant … ce que vous voulez …

… de l’eau (pour édulcorer les eaux aromatisées, par exemple), de la mayonnaise, de la pâte à viennoiserie, de la soupe ou du bouillon, du lait (ça ne se fait pas encore – pas encore mais attendez que le traité transatlantique soit d’application – chez nous, mais aux USA, certains laits sont artificiellement sucrés, histoire de rendre le consommateur accro), du yaourt, etc. …

… et c’est comme si vous ajoutiez trente-sept kilos de sucre !

 

Alors, évidemment – qui oserait en douter – il s’agit, selon l’Union Européenne, d’un édulcorant chimique 100% sûr pour la santé (logique, puisqu’il est dérivé de l’aspartame, lui-même décrit … par les experts payés par les industriels … comme 100% sûr), 100% sans danger aucun … sauf qu’aucune étude n’a été réalisée sur le long terme.

Je ne veux même pas entrer dans la polémique concernant les qualités et les défauts de cet édulcorant (l’avenir nous le dira).

Je me contenterai de me poser la question de l’utilité d’ajouter un goût sucré artificiel à un aliment. Mis à part que ce goût sucré aide le consommateur à être accro au produit, mis à part que ce goût sucré perturbe le sens du goût chez le consommateur, et mis à part que ce goût sucré augmente la sécrétion d’insuline (d’où risque d’obésité et de diabète 2), quelle est donc l’utilité de tout sucrer, je m’interroge…

 

Bon, alors, vous vous rappelez que je vous avais récemment parlé d’un produit édulcorant fabriqué par une société japonaise, qui avait changé de nom pour éviter les retombées dues à la mauvaise réputation de l’aspartame ? La société Ajinomoto. Il semblerait que ce soit elle qui fabrique ce nouvel édulcorant. Et, évidemment, elle explique que l’advantame, tout comme l’aspartame, ne présente aucun risque pour la santé … puisque les molécules à partir desquelles ils sont fabriqués tous les deux sont également présentes dans les aliments à l’état naturel.

S’ils le disent…

 

Avons-nous déjà dans nos assiettes des produits sucrés avec cette saleté ce booooon produit chimique, je l’ignore. Le site suisse disait qu’au moment d’écrire l’article (avant-hier), il n’y en avait pas encore en Suisse. Mais chez nous, je n’en sais rien… Déjà que je ne savais pas que ça existait…

Bon appétit !

 

 

 

 

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4 réflexions sur “Y’a quoi … (mise à jour)

    • Les autres, je ne sais pas, mais moi, ce sera ce que j’ai déjà mangé toute la journée : du muscat…
      Je viens de m’offrir la dernière journée (pour cette année) de monodiète de raisins… Oui, probablement la dernière, parce que la saison avance, et que je commence à … saturer un peu… 😉
      Et pour ceux qui ne veulent pas de monodiète pour ce soir (bon, soyons francs, je ne fais pas des monodiètes chaque jour, non plus, ni même une chaque semaine : parfois oui, mais parfois non), il y a une flopée de produits cités dans mon article d’hier :
      https://santealalune.wordpress.com/2014/10/09/a-taaaaable-4/
      Bon appétit !

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  1. Poulet rôti ,choux pommes de terre , raisin muscat poire !! Oui tout ça .. je n’ai pas mangé ce midi trop à faire et fatiguée de ma nuit de travail épuisante et le petit fils ( journée pédagogique ) bon week-end

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