Un peu d’espoir en vue ?

 

Peut-être…

Pour les diabétiques de type 1.

Qui sont plus de vingt-cinq millions à travers le monde, quand même…

De l’espoir avec un pancréas bio-artificiel qui est en cours d’étude par la start-up Defymed de Strasbourg…

 

Bon, alors, en résumé…

 

– Quand on est diabétique de type 2, notre pancréas produit toujours de l’insuline, mais il existe une certaine résistance qui fait que l’insuline en question n’est plus aussi efficace pour faire rentrer le sucre dans les cellules. On parle de diabète insulino-résistant

Solution naturelle : modifier radicalement notre hygiène de vie pour de nouveau rendre l’insuline efficace. Long et ardu à mettre en place, mais possible…

Solution proposée par la médecine officielle : prendre des médocs qui ne vont rien guérir (juste un peu améliorer la vie des diabétiques en évitant des comas et des dégradations de l’organisme, mais, bon, « un peu »…), et ajouter de l’insuline supplémentaire … qui n’est pas plus efficace que l’insuline fabriquée par le malade lui-même…

 

– Quand on est diabétique de type 1, c’est plus ennuyeux parce que notre pancréas ne fabrique plus d’insuline. S’il en fabriquait encore, notre organisme pourrait peut-être s’en servir, mais là, la production est nulle (ou presque nulle dans certains cas, mais très insuffisante de toute façon)… Notre survie (si nous sommes diabétiques de type 1) dépend donc de l’injection régulière d’insuline. On parle de diabète insulino-dépendant

Et donc, environ vingt-cinq millions de malades s’injectent quotidiennement de l’insuline, faute de quoi, leur organisme sursaturé de sucre va finir par mourir rapidement.

Moche…

Et passablement ennuyeux (trois, quatre, cinq injections par jour !)…

Et puis, c’est coûteux. Très coûteux… Par exemple, une boîte d’insuline de la marque LANTUS, de 5 X 3ml en « stylos » injecteurs, coûte 63.73€ la boîte. Chez un dia de type 2 qui s’injecte une centaine d’unités chaque jour, il faut deux boîtes par mois ! Chez un dia de type 1, il en faut plus !

 

Solution ; greffer un autre pancréas…

Oui, mais…

Les pancréas à greffer ne courent pas les rues !

Et puis, quand on greffe un morceau de l’organisme de quelqu’un d’autre, le risque de rejet est (très) grand, et donc, il faut mettre un place un traitement – lourd – anti-rejet…

Pas vraiment l’idéal non plus…

 

Alors, des Alsaciens ont eu une idée : et si l’on inventait un pancréas bio-artificiel ?

Une machine-semi-humaine qui produirait de l’insuline, directement à l’intérieur du corps humain.

Moins de risque de rejet, donc pas de traitement lourd une fois l’implantation effectuée.

Et finies les injections quotidiennes d’insuline puisque l’insuline serait directement fabriquée par des cellules pancréatiques (obtenues à l’aide de cellules souches ou par « génie génétique ») se trouvant dans un disque ultra-fin en polymère, à peine plus grand qu’un DVD, et implanté dans l’abdomen du malade !

Selon les besoins (et le degré d’épuisement de la « source » d’insuline), il suffirait de « recharger » (via une simple injection) le boîtier, avec des nouvelles cellules, tous les six à douze mois (on est loin des multiples injections quotidiennes). Et le boîtier devrait être changé tous les quatre à six ans, via une « petite » opération chirurgicale…

 

De quoi changer la vie d quelques millions de diabétiques !

Les premiers essais sur seize humains volontaires sont prévus fin 2015 ou début 2016. À Montpellier et à Oxford.

Les premiers résultats devraient être publiés fin 2017.

Et si tout va bien, le premier pancréas bio-artificiel « de série » devrait être mis sur le marché (après plus de vingt années de recherches !) vers 2020…

 

 

 

Si tout va bien…

Parce que, moi, j’avoue que j’ai peur…

J’ai bien peur que « on » ne « sabote » les tests… Et que « on » ne s’arrange pour que ce pancréas soit descendu en flammes !

 

Qui pourrait faire une chose pareille, allez-vous me demander ?

Bin, je ne sais pas…

Rappelez-vous qu’en matière de criminalité, une des premières questions à se poser est « à qui profite le crime ? »…

Et rappelez-vous ce que je disais ci-dessus : un traitement – à vie – à l’insuline, ça coûte cher…

Ça coûte cher aux patients (ou aux mutuelles, ou aux organismes de sécurité sociale), mais, de l’autre côté de la chaîne, ça rapportent … aux fabricants !

 

Même en ne comptant que deux boîtes de LANTUS par mois (et pour un dia de type 1, à mon avis, il en faut peut-être bien trois ou quatre, mais comptons juste deux par mois), ça fait une rentrée d’argent annuelle garantie (tant que le patient reste en vie) de quinze cents euros (et quelques) par malade…

Et il y a vingt-cinq millions de diabétiques (de type 1) dans le monde ! Vous pouvez faire le calcul, en sachant que, dans les pays pauvres, les diabétiques utilisent des « bêtes » seringues (moins chères) et non des stylos injecteurs, mais, bon, il est probable que les pancréas seraient réservés (hé oui, la médecine à deux vitesses, ça existe) aux pays riches chez qui l’on utilise souvent les stylos…

Si l’on implante ce pancréas dans le ventre de seulement mille diabétiques de chez nous, des consommateurs de LANTUS, c’est un manque à gagner annuel de 1.500.000 euros !

Si l’on implante ledit pancréas dans un million de diabétiques, c’est un manque à gagner annuel d’un milliard et demi (au moins) !

 

Je ne suis pas spécialement adepte des « théories du complot », mais, bon, quand une industrie voit qu’il serait possible que, d’ici une demi-douzaine d’années, elle perde plus d’un milliard et demi de chiffre d’affaire annuel si l’on soigne seulement 1/25e des diabétiques avec ce pancréas, je me dis qu’elle doit tricoter de tous ses membres pour essayer de faire en sorte que le projet à l’origine de cette perte ne voit jamais le jour…

Mais, bon, je n’accuse personne…

Je me pose juste une question…

Combien de fois n’a-t-on pas annoncé « ha, ça y est, on a trouvé quelque chose qui, dans trois ans, dans cinq ans, bientôt, …, va permettre de soigner ceci ou cela, pour pas cher ! », et « comme par hasard », on n’en entend plus jamais parler par la suite…

Et puis, quand, quelques années plus tard, quelqu’un pose innocemment la question de savoir ce qu’est devenu tel ou tel projet, « ha bin, non, les chercheurs se sont trompés, finalement ils n’ont pas réussi »… Chaque fois ?

 

 

 

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5 réflexions sur “Un peu d’espoir en vue ?

  1. pour ceux du type 1 c’est assez difficile de trouver LA solution
    j’espère que dans un proche avenir il y aura de bons progrès dans cette recherche
    Je te souhaite une agréable soirée
    Gros bisous

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