Quelques brèves …

Quelques brèves de déstockage !

Oui, je sais, le jeudi, il ne devrait pas y avoir d’articles, mais, bon, j’ai des stocks de petites news dont je ne sais quoi faire, alors je vous les offre…

Alors, rapidement :

 

Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus parlé de Fukushima…

Non, rassurez-vous, tout est toujours sous contrôle (si, si), et la centrale rejette toujours autant de saleté radioactives dans l’océan, mais ce qu’il y a de neuf, c’est que … quatre travailleurs de la centrale ont annoncé ce mardi 2 septembre vouloir déposer une plainte contre TEPCO et les entreprises de sous-traitance qui les paient.

Motif : ils sont surexploités (et donc, pas assez payés pour le dangereux travail qu’ils font dans une ambiance contaminée).

Ils devaient déposer un recours en justice ce mercredi (j’ignore où ils en sont, je n’ai pas eu de nouvelles d’eux depuis mardi) pour réclamer au total 65 millions de yens (475.000 euros).

TEPCO pleurniche en disant qu’il a pourtant demandé depuis longtemps aux entreprises de sous-traitance d’augmenter le salaire de leurs ouvriers…

Problème : les ouvriers n’ont vu aucune augmentation sur leur fiche de paie !

Une erreur, sûrement ?

 

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♫ Sept cent millions de Chinois, et moi et moi et moi ♪

C’était ce que Dutronc chantait en 66…

Aujourd’hui, les Chinois, malgré une sage politique de réduction du nombre de naissances (un enfant par couple politique que devrait adopter chaque état de cette planète si l’on ne veut pas que nos enfants meurent de faim dans une trentaine d’années), ils sont … le double !

Et le pire, c’est que, ces dernières années, environ 50% des naissances se sont déroulées … par césarienne !

Parce qu’il manque de personnel (il faut moins de monde et moins longtemps pour une césarienne que pour un accouchement normal, le comble!!!), parce que les médecins sont plus rémunérés pour une césarienne que pour un accouchement normal (bin tiens… quand je vous le disais que je trouvais criminel qu’un professionnel de la santé s’intéresse plus à la santé de son portefeuille qu’à la santé des patients!), et parce que … les Chinoises le demandent (par peur de l’accouchement normal, et parce que, comme elle n’ont droit qu’à un enfant, elles ont peur de « rater » leur accouchement!).

Bref, en 2010 (oui, il leur a fallu trois ans et demi pour faire les comptes), sur seize millions de nouveaux nés, il y en a eu huit millions nés par césarienne !

Quand on sait que l’accouchement par voies basses est préférable pour la santé de l’enfant, ça fait peur pour les jeunes Chinois de cette génération-ci…

Déjà qu’avec leur nouveau mode de vie à l’occidentale, ils commencent à souffrir de plus en plus de cancers, de diabètes et de problèmes cardiovasculaires, si en plus on ajoute un enfant sur deux qui naît « artificiellement », ils ne sont pas sortis de l’auberge !

 

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La sieste au travail ? Et si c’était pour demain ?

Vous le savez, il faut dormir suffisamment pour être en bonne santé. J’en ai assez parlé, on ne va pas revenir là-dessus.

Problème : dans nos pays, l’être humain se croit de plus en plus supérieur à la Nature, et donc, il se dit qu’il n’est pas obligatoire de perdre du temps à dormir.

En 60 ans, l’Européen « de base » a perdu entre une et deux heures de sommeil par nuit !

Ce qui, il faut bien le reconnaître, met un peu le bordel dans la santé physique et mentale de l’individu, dans sa « santé sociale », et dans sa vie professionnelle !

En France, l’Institut national du sommeil et de la vigilance a par exemple calculé que chez 56% des travailleurs, les problèmes de sommeil occasionnent au moins une nuisance dans le cadre professionnel, depuis la simple difficulté à se concentrer, jusqu’à l’acident de travail, en passant par l’absentéisme !

Une solution proposée : faire la sieste au travail !

Impensable, voyons !

Ha oui ? Et pourquoi cela ? Dans certains pays, ça se fait de plus en plus, dans de plus en plus d’entreprises, pourquoi pas chez nous ?

Il suffit de demander aux patrons ce qu’ils en pensent…

Et le résultat du sondage est clair, à ce jour (enfin, au moment de l’enquête, fin 2013), 64% des directeurs administratifs et financiers sont favorables à une sieste réparatrice de maximum vingt minutes (47% considéraient qu’une sieste était « plutôt envisageable » et 17% la trouvaient « acceptable »).

Bon, bin, plus qu’à la mettre en place, alors…

 

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Tant qu’on est dans le monde du travail…

En 1990, pour éviter que les employés ne soient dérangés par leur environnement, « on » avait inventé une thèse « minimaliste » disant qu’au plus le lieu de production (bureau, atelier, …) serait dépouillé, serait nu, …, au plus la production se ferait dans de meilleures conditions.

Sauf que…

Une étude de l’université de Cardiff, publiée dans Journal of Experimental Psychology vient justement de prouver le contraire.

Du moins en ce qui concerne la décoration avec des plantes !

Non seulement ajouter des plantes (dans un environnement de travail), cela augmente la productivité de quinze pourcents, mais en plus, cela augmente la concentration et la satisfaction des employés.

 

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Vous êtes plate comme un garçon, Madame ?

Vous aimeriez vous faire poser un implant ? Mais vous ne savez pas trop vous décider, parce que, bon, poser un implant, c’est quand même une opération chirurgicale avec tout ce que ça comporte de risque, ça coûte cher (environ quatre mille dollars, mais finalement, ce n’est pas si cher que ça, vous verrez pourquoi quelques lignes plus bas), et en outre, même en vous regardant dans la glace en bombant le torse du mieux que vous pouvez, vous n’arrivez pas à vous imaginer avec une taille 95D sous le menton…

S’il n’existe aucune solution pour vous garantir un travail chirurgical impeccable et sans faute, il en existe une, mise au point depuis environ cinq ans, pour vous permettre de voir à quoi votre poitrine ressemblera « après ».

Le chirurgien vous injectera une solution saline (du sérum physiologique, quoi) dans les seins, jusqu’à arriver au volume désiré, et pendant environ vingt-quatre heures, vous aurez tout le temps de vous admirer dans votre miroir et de décider si, oui ou non, vous procédez à l’implantation définitive, ou pas… Et puis, la circulation sanguine va éliminer petit-à-petit le liquide injecté…

Seulement, voilà, comme d’habitude cela arrive parfois, dès qu’un machin médical arrive sur le marché, il est détourné de sa fonction première pour devenir un article de mode. L’exemple le plus frappant fut l’utilisation de ce bon Médiator pour faire maigrir des gens qui n’étaient nullement diabétiques, alors que c’était un médicament destiné aux diabétiques… Mais, bon, tant que ça rapporte, n’est-ce pas…

Et donc, comme la mode est, au USA, aux fortes poitrines, des dames demandent actuellement à leur chirurgien de leur injecter de l’eau salée dans les nichons juste pour le fun ! Pour assister à un mariage avec un décolleté jusqu’au nombril, par exemple, ou pour jouer le grand jeu avec un mec (ou une nana) qu’on a envie d’amener dans son lit… Et ces couillons de chirurgiens ces chirurgiens intègres, évidemment, ils acceptent sans sourciller ! Dame, à trois mille cinq cents dollars la paire d’injections d’eau salée, on les comprends… Excusez ma vulgarité, mais il y a de quoi être vulgaire dans ce genre de cas qui me font bondir !

3.500$ pour injecter de l’eau salée pour une journée d’augmentation mammaire, contre 4.000$ pour un implant en silicone qui dure quinze ans ?

Oui, vous avez bien compris… Et, cerise sur le gâteau, si l’eau salée en soi n’est pas dangereuse pour la santé, des « incidents » sont déjà arrivés. Il y a d’abord le risque de distendre la peau inutilement (ça dépend de la quantité injectée, mais, bon, tant qu’à faire, on ne va pas se faire injecter seulement dix centilitres dans chaque sein, hein ?), et puis, il y a, plus grave, un risque réel (même si c’est assez rare) d’une nécrose du sein…

C’est beau, la mode. Et c’est beau, la médecine moderne !

 

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Dans la loooongue série des « depuis le temps qu’on vous le dit », je vous présente, mesdames messieurs, les perturbateurs endocriniens qui perturbent les fœtus et les enfants !

Bin, on le savait déjà ?

Oui, mais c’était des « charlatans » qui vous l’avaient dit, pas des scientifiques. Aujourd’hui, ce sont des scientifiques qui le disent ! Des scientifiques de l’Inserm et de l’Université de Grenoble.

Ils ont étudié 520 femmes enceintes ayant donné naissance à des garçons, recrutées entre 2003 et 2006 dans les CHU de Nancy et de Poitiers. Ils ont étudié de près la croissance du fœtus, puis la croissance des gamins jusque l’âge de trois ans.

Conclusion : l’exposition des femmes enceintes à des substances chimiques comme le triclosan ou les parabènes, peut perturber la croissance des garçons durant la période fœtale et les premières années de la vie…

Tricot quoi ?

Triclosan. Un antibactérien chimique qu’on fourre depuis quatre décennies dans des savons liquides, des dentifrices, …

Et les parabènes, ce sont des conservateurs qu’on retrouve aussi dans des cosmétiques et des produits de soins.

Les deux sont fortement soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens (comme le Bispénol A, par exemple)…

En résumé (parce que je suppose que les détails ne vous intéressent pas trop), au plus les futures mères étaient exposées au triclosan, au plus se remarquait un ralentissement de la croissance du périmètre crânien à partir du 2e trimestre de la grossesse. Quant aux parabènes, eux, ils ont été associés à une prise de poids anormale des garçons, dès la naissance, mais surtout entre l’âge de deux et trois ans. Après, on ne sait pas (mais ce genre de prise de poids a déjà auparavant été associé à de l’obésité une fois adulte), et pour les filles, on ne sait pas non plus : une nouvelle étude est en train de se mettre en place, avec sept cents futures mères, sans discrimination de sexe du bébé… Mais je vous parie un cervelas contre une boîte de caviar que les résultats seront similaires…

 

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Une « petite dernière », pour la route ?

Tant qu’on est dans les produits chimiques et leur danger pour la santé (et le fait que ce n’est pas nouveau pour nous, mais pour les chercheurs, oui)…

Figurez-vous que des chercheurs américains de l’université Virginia Tech ont découvert … par hasard que deux produits chimiques qu’on trouve un peu partout dans des nettoyants entraînaient un déclin dans la reproduction de leurs souris de laboratoire.

Quels produits ?

Vous y tenez ? Bon, ok, je respire un bon coup, et vous les retenez du premier coup parce que je ne les répéterai pas : le chlorure de benzalkonium (qu’on appelle aussi chlorure d’alkyldiméthylbenzylammonium, en abrégé ADBAC) et le chlorure de didécyldiméthylammonium (en abrégé DDAC).

À vos souhaits…

Merci…

Officiellement, ces produits sont repris comme « sûrs », sauf qu’apparemment, jusqu’à présent, personne n’avait fait la moindre recherche scientifique rigoureuse pour le confirmer… Ça fait plus d’½ siècle qu’on trouve ces crasses dans des nettoyants « professionnels » et « domestiques », dans des désinfectants (pour les mains, par exemple, mais d’autres désinfectants en contiennent), ou encore dans des cosmétiques, dans des assouplissants (pour le linge, le liquide qu’on verse dans la machine à laver, et les feuilles qu’on dépose dans le sèche-linge), …

Dans les années 50-60, des tests de toxicité ont bien été réalisés … par les fabricants ! Mais on n’a curieusement jamais rendu les résultats publics… L’erreur se répare petit-à-petit avec la publication qui vient d’être faite dans la revue Reproductive Toxicology.

Résumé de l’histoire : tout commence quand l’équipe de Terry Hrubec constate que certaines de ses souris de laboratoire deviennent bizarrement moins fertiles (moins fertiles, et plus de décès avant ou pendant la mise bas). Elle constate aussi que les souris les moins fertiles ou qui meurent le plus, ce sont celles qui ont été manipulées par certains membres de son équipe qui se désinfectaient systématiquement les mains AVANT de manipuler les souris. Désinfection avec des désinfectants contenant les booooons produits précités…

Quelques tests plus tard, il appert que (accrochez-vous), 40% des femelles exposées à l’ADBAC ou au DDAC sont mortes pendant leur grossesse ou au moment de mettre bas !

Et … chez les humains, c’est dangereux ?

Réponse de Dame Terry Hrubec : « nous n’en savons rien ! »…

Bin, oui, tant que quelque chose n’est pas prouvé noir sur blanc, pour un scientifique, ça n’existe pas ! Mais, je vous rappelle quand même que bon nombre de produits sont testés sur des souris avant d’être mis au contact des humains, et que, si un produit « n’est pas bon pour les souris », il est probable, sinon certain, qu’il « n’est pas bon pour les humains » non plus ! Sinon, pourquoi les testerait-on sur des souris ?

Bref, d’autres recherches vont être entreprises, pour confirmer que les deux machins, là, ne sont pas bons pour les humains…

C’est d’autant plus important de le savoir (enfin, pour ceux qui ont besoin de preuves scientifiques écrites par des gens avec de beaux diplômes) qu’à peu près tout le monde a ce genre de produit chez soi…

En attendant, on se demandait pourquoi la fertilité humaine était en baisse depuis un bon demi-siècle…

Je vous avais déjà dit que c’était en partie à cause de booooons produits chimiques…

Si vous êtes un troll, attendez que ça se confirme si vous y tenez…

Sinon, faites d’ores et déjà la chasse aux saletés chimiques qui se promènent dans votre placard… Oui, le bio coûte parfois un chouïa plus cher, mais qu’est-ce qu’il est plus « propre » pour la santé !

 

 

 

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2 réflexions sur “Quelques brèves …

  1. eh ben dis donc…ça déprime tout ça! p…de société de consommation…fuiiiiir; d’ici trois ans, je fiche le camp dans le sud ouest, , enfin j’espère y trouver moins de conso, plus d’air sain et de fruits qui on,t du goût.
    en fait je suis dégoûtée par cette journée qui vient de s’écouler, et au sens plus large, cette semaine qui vient de s’écouler…serait trop long de t’expliquer mais me font tous ch… au boulot et ailleurs (syndic) où j’ai appelé aujourdh’ui pour un problème de robinet et où on m’a répondu , comme si ça coulait de source « ah mais ça c’est du privatif »…sans même me donner une adresse pour régler mon problème de radiateur (robinets de ma locataire…chez moi c’est le syndic qui s’en occupe).
    Désolée, rien à voir avec ce que tu as étalmé au grnad jour mais ça n’a fait qu’en rajouter!

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