Quelques brèves de déstockage…

Des QUOI ?

Des brèves de déstockage…

Le problème, quand on ne met que trois-quatre articles par semaine, c’est qu’il y a une flopée de petites informations qui passent à la trappe, parce qu’elles sont trop petites pour faire un article complet … et même en les compilant trois par trois, je n’arrive pas à vous les faire passer.

Alors, aujourd’hui, on va déstocker.

Rapidement.

Très rapidement !

Six brèves d’un coup !

Quitte à oublier de vous donner les références des études (ce n’est pas ça le plus important, je pense)…

1. Deux « trucs » à savoir sur la peur…

Sauf les trolls, nous avons tous peur de l’une ou l’autre chose…

– Savez-vous pourquoi nous avons (en général) peur des serpents ? Alors que la plupart de ces pauvres bestioles, dans nos pays, sont inoffensifs… Tout simplement parce que l’humanité possède une sorte de « mémoire génétique », et que, voici des millénaires, nos ancêtres risquaient, beaucoup plus qu’aujourd’hui, de voir leur tribu payer, en chair fraîche, un lourd tribut à la colonie de serpents du voisinage ! Cette peur est tout simplement atavique (- C’est atavique ? – Non, c’est à moi !)…

– Vous voyez un tigre s’avancer vers vous : vous avez plus peur de lui que si vous le voyez s’éloigner de vous. Normal. Mais savez-vous que TOUT ce qui s’approche de vous est perçu par votre cerveau comme « effrayant » ? Et c’est valable pour tout, pas que pour les tigres… Si l’on en croit les chercheurs de l’University of Chicago Booth School of Business, les humains ont tendance à craindre, de manière innée, les choses/personnes/animaux qui approchent, mais aussi les événements imminents. Et ce, même si, objectivement, ils n’y a aucune raison d’avoir peur.

Petite digression (à propos de cette peur innée de ce qui approche) : cette étude provient d’une école de business, et est assortie de conseils en marketing. Exemple : dans un spot de publicité, il faut éviter de montrer l’objet à vendre qui s’approche brutalement du spectateur, ça pourrait nuire à son image. Autre application : les orateurs qui ont tendance à se rapprocher de leur auditoire peuvent susciter des sentiments négatifs car, inconsciemment, les spectateurs peuvent se sentir agressés…

 

 

2. Si vous apprenez une langue étrangère, enregistrez vos leçons (après les avoir étudiées un minimum quand même, sinon, ça ne marche pas) et diffusez-les avec un faible volume sonore durant votre sommeil.

L’expérience décrite dans une étude publiée dans le journal Cerebral Cortex, s’est déroulée comme suit : deux équipes de volontaires germanophones souhaitant apprendre le néerlandais ; chacun des participants devait apprendre des mots de vocabulaire à 22h, puis un groupe s’est endormi tandis qu’on leur passait l’enregistrement de la leçon, et l’autre groupe a écouté le même enregistrement, mais sans dormir. À 2h du matin, test de vocabulaire pour tout le monde. Ceux qui ont dormi ont obtenu des scores supérieurs !

« Agricola, agricolae, le paysan, première déclinaison, masculin … rosa, rosae, la rose, première déclinaison, féminin … ara, arae, l’autel, première déclinaison, féminin … » Rrrrr Zzzzz !

 

 

3. Au Québec, on appelle ça des bleuets. Chez nous, ce sont des myrtilles. À consommer le plus possible (chaque jour, si vous le pouvez), pour votre mémoire, pour votre cœur, pour vos yeux, pour vos artères, pour contrer l’Alzheimer, pour vous protéger contre le cancer du côlon, pour ralentir le vieillissement en général, pour vous protéger contre les effets des métaux lourds, pour vous protéger contre la perte de cellules du cerveau, pour aider votre glycémie à être normale (même si vous êtes diabétique), pour vous protéger des pesticides, …, etc. !

Chaque jour ? Mais, et quand ce n’est pas la saison ?

Congelez-en !

Bonne nouvelle : non seulement, la congélation de ces petites merveilles ne diminue pas leur teneur en antioxydants en général, mais le gel augmente même la disponibilité en anthocyanes suite à l’éclatement du tissu végétal lors de la congélation !

 

 

4. Une étude état-unisienne, mais qui ne devrait pas tarder à être valable chez nous aussi : à force de bouffer des saletés (les machins industriels, le fast-food, les trucs à réchauffer au micro-ondes en rentrant de l’école, etc. …), les jeunes grossissent. Ça, on le savait… On savait aussi que ce genre de nourriture (si on peut appeler ça de la nourriture) privait les enfants de nutriments indispensables, et que ces louches de sirops de maïs, de colorants artificiels, …, les rendaient « addict » à cette malbouffe.

Mais l’étude ne se contente pas de citer ce que l’on savait déjà. Elle ajoute que, aujourd’hui, et ça, c’est pire, les enfants gros apprennent à considérer l’obésité ou le surpoids comme quelque chose de normal !

Sur les 9,1% d’enfants de 8 à 15 ans, considérés comme en surpoids, sept filles sur dix (71%) et huit garçons sur dix (81%) trouvent que leur poids est tout-à-fait approprié pour leur âge.

Et chez les obèses, c’est 36% des filles et 48% des garçons qui se voient « normaux » !

Pour contrer ce « lavage de cerveau » (réalisé par les industriels pour que les enfants consomment de plus en plus), la meilleure solution, c’est de mettre en avant des solutions, pas de mettre l’accent sur le problème. Dire à un gosse « tu es gros parce que tu as mangé une pizza pour souper » ne sert à rien (sauf à les déstabiliser encore plus). Problème : avant de proposer des solutions aux enfants, encore faudrait-il que les adultes sachent ce qui est bon – ou pas – dans ce qu’il consomme ! Y’a du boulot !

 

 

5. Je ne le répéterai jamais assez : arrêtez d’obéir aux ordres du lobby agroalimentaire qui vous ordonne de consommer au minimum trois ou quatre produits laitiers par jour !

Trois ou quatre par semaine, c’est déjà bien, et si vous voulez quand même consommer votre demi-litre quotidien de lait de vache, essayez au moins d’éviter les produits laitiers « transformés » !

Transformés ?

Oui… Le lait « UHT ». Ce n’est pas un lait « non-transformé », puisqu’il a été « cuit » à ultra-haute température… Ça fait des années que je vous le dit : « UHT = à jeter » (phonétiquement parlant, ça va bien ensemble).

Achetez du vrai lait frais, pas cette soupe recuite !

Une étude vient de démontrer que le processus de pasteurisation (le « coup de chaleur ») utilisé dans les produits laitiers classiques créait … de l’acide glutamique libre (l’équivalent du fameux MSG qu’on trouve de plus en plus dans plein de produits industriels, ce fameux exhausteur de goût qui cache le fait que ce que les industries vous servent n’a aucun goût).

Pour rappel, le glutamate monosodique est plus que fortement suspecté (pour certaines accusations, la preuve est faite, pour d’autres, c’est en cours d’études) d’être responsable de la mort de pas mal de cellules dans l’hypothalamus, de privilégier l’obésité, de faciliter les maladies du foie, et il est lié à des convulsions, des migraines, des troubles neurologiques et de palpitations cardiaques.

Un lait bio mais pasteurisé en contient également !

 

 

6. Une petite dernière…

Vous n’aimez pas quand c’est fade ? Moi non plus !

Vous aimez le piment ? Moi aussi…

Ça tombe bien : une étude parue dans le Journal of Clinical Investigation explique que la capsaïcine (le « machin-qui-pique » qui se trouve dans les piments) empêche la formation de cancers du colon, grâce à l’activation d’une protéine présente sur les cellules de l’épithélium intestinal.

Du moins chez les souris, mais il n’y a pas de raison pour que ce ne soit pas la même chose chez les humains…

Bon appétit !

 

 

 

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4 réflexions sur “Quelques brèves de déstockage…

  1. c’est bien pour le piment!!! mais quand on ne peut pas en manger…. cause estomac trop sensible???!!! 😦 on fait comment?? j’aime ce qui pique mais pas mon estomac 😦

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    • Et en lui apprenant petit-à-petit ?
      Aujourd’hui, un grain de pili-pili dans chaque plat. Demain deux grains. Après-demain trois et ainsi de suite…
      Le problème est de savoir pourquoi Monsieur Esse Thomas n’aime pas ce qui pique…
      Peut-être qu’en trouvant la cause (une bactérie, par exemple), on pourrait appliquer un remède (de l’extrait de pépin de pamplemousse, par exemple), … tout en sachant qu’une cause seule est assez rare, mais qu’il y a généralement tout un ensemble de causes…
      En principe, à petites doses, le piment ne pose pas de problème même en cas d’ulcère à l’estomac, mais, bon, à petites doses… Ce qui voudrait dire qu’il faudrait manger un peu de piment dans tout pour « avoir la bonne dose » à la fin de la journée, sans que l’estomac ne rouscaille trop… Une compotée de framboises revenue au beurre salé avec une pincée de piment d’Espelette, et accompagnée d’une boule de crème glacée à la vanille, c’est délicieux…

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      • monsieur Esse Thomas est fragile parce que je suis trop sensible!! 😦 je prends tout trop à coeur!!!! 😦 donc c’est lui qui trinque, j’ai déjà fait des examens, Mr se porte bien c’est tout dans la tête ma pov’ dame!!!

        🙂

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  2. Je n’ai pas peur des serpents.
    J’adore les myrtilles et en mange le plus souvent possible.
    Je ne bois que du lait de chèvre pris à la ferme.
    Le reste, je ne me souviens plus …

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