Discriminons !

Discrimination… ?

Le mot à la mode !

Aujourd’hui, tout le monde accuse tout le monde de « discriminer ».

Sans même savoir exactement ce que ça veut dire…

Dans le Larousse, je lis : « action de séparer, de distinguer deux ou plusieurs êtres ou choses à partir de certains critères ou caractères distinctifs ; distinction. »

 

J’ai des poules qui pondent des œufs, je trie lesdits œufs en « gros » – « moyens » – « petits », je discrimine mes œufs, je fais la distinction entre eux selon leur poids.

Vous allez acheter un pantalon taille 46, il s’agit également de discrimination puisqu’on a trié, on a effectué une distinction entre les vêtements que vous pouvez mettre et ceux dans lesquels vous ne pouvez pas rentrer, et ce, selon votre poids (comme pour les œufs, quoi).

Si votre fils mesure deux mètres de haut et qu’il a envie de devenir pilote de chasse, cela lui sera impossible car les cockpits des chasseurs sont trop petits pour lui, et donc, la Force Aérienne est obligée de sélectionner, de distinguer parmi les candidats, ceux qui pourront entrer dans l’avion et ceux qui ne pourront pas, bref, de discriminer en se basant sur la taille des individus.

Si vous êtes actrice et que vous vous présentez pour le rôle de Blanche Neige alors que vous êtes Sénégalaise du plus beau noir qui soit, le producteur va discriminer les candidates et refusera de vous engager selon des critères de couleur de peau. Et si vous vous présentez pour le même rôle alors que vous vous appelez Gérard, sauf s’il s’agit d’un remake comique de Blanche Neige, il y a de fortes chances que vous serez discriminé selon un caractère distinctif qui est votre sexe.

Normal, je pense, non ? Même mon ex-troll, pourtant si prompt à me contredire, ne pourrait pas trouver la moindre anormalité à discriminer selon certains critères, et lui-même d’ailleurs ne se prive pas de discriminer, de classer selon des critères, en proclamant, par exemple, la supériorité de la France face au reste du monde (surtout face à la Belgique, minable pays d’ivrognes – sic), … tout en m’accusant de discriminer les je ne sais combien de millions de Français qui sont malades – re-sic –, parce que j’affirme que l’état « normal » d’un être humain, c’est la santé et non la maladie… Amusant…

 

Bref, tout le monde accuse tout le monde de discrimination sans trop savoir ce que ça signifie exactement, mais aussi sans se rendre compte que cette prétendue discrimination est … naturelle !

Dame Nature nous a faits tous différents.

Des humains, il y en a des à la peau claire, des à la peau foncée, des astucieux, des avec des cheveux blonds, des avec des cheveux invisibles (des chauves, quoi), des avec des cheveux noirs, des avec des yeux bruns tellement peu pigmentés qu’on dirait qu’ils sont bleus, des avec des yeux bruns, des bavards, des bisexuels (encore que, selon Freud, nous le sommes tous, mais à des degrés divers), des crétins, des faibles, des femmes, des flâneurs, des forts, des gros, des hétérosexuels, des hommes, des homosexuels, des idiots, des intelligents, des moyens, des muets, des petits, des qui aiment la viande, des qui aiment les légumes, des qui digèrent facilement la viande, des qui digèrent uniquement les légumes, des qui ont besoin de lunettes pour voir un éléphant dans un couloir, des qui ont la vue tellement perçante qu’ils arrivent à compter le nombre de taches sur un dalmatien à deux kilomètres, des qui pensent que tout le monde ressemble à tout le monde, des qui possèdent la bosse des maths, des qui sont incapables d’additionner 2 + 2, des qui sont incapables de comprendre que tous les êtres humains sont différents, des rapides à la courses, des relaxés, des savants, des stressés, des zens…

 

Mais, bon, dans certains pays, pas question de remarquer officiellement qu’il y a des différences entre les gens, et donc, on hurle à la discrimination dès qu’on fait, par exemple, une distinction entre un homme et une femme, ou entre un « blanc » et un « noir »…

Et pourtant !

Je vous ai déjà dit que, face à la santé, nous étions différents…

Récemment, une étude a prouvé que la perception de la douleur était différente selon le sexe du malade, et ce n’est qu’une étude parmi bien d’autres qui concernent les différences femmes/hommes (et je ne parle pas uniquement des différences anatomiques).

J’ai été accusé de discrimination sexiste pour l’avoir rapportée !

 

Hé bien, aujourd’hui, je vais – une fois de plus – être accusé de discrimination. Raciste, cette fois.

Parce que je vais vous raconter que, non, il n’y a pas égalité entre un « blanc » et un « black » !

 

Connaissez-vous le clopidogrel ?

Non ?

Le clopidogrel est un des anti-thrombotiques les plus utilisés dans le monde entier.

Un anti-thrombotique, c’est un médoc qui réduit le risque de thrombus, de caillot de sang…

Bref, un produit théoriquement destiné à réduire la mortalité des patients souffrant d’une maladie cardio-vasculaire.

 

Oui mais voilà, ce booooon médicament chimique peut provoquer des hémorragies (il peut en provoquer, et il ne s’en prive d’ailleurs pas).

Pour éviter de prescrire ce médoc à des gens qui seraient plus à risque que d’autres, aux USA, des scientifiques américains (de l’Université de Médecine Washington à Saint Louis) ont essayé de trier, de discriminer, de voir si ce risque était lié à quelque chose de génétique, ou pas… Et plus spécifiquement des gènes caractéristiques de certains groupes ethniques qu’on retrouve aux USA…

Et, bingo, oui, le risque hémorragique diffère bien en fonction des ethnies. Et le risque de récidive d’infarctus aussi, d’ailleurs…

Les chercheurs ont publié leurs résultats dans le journal de cardiologie Circulation: Cardiovascular Genetics.

 

En résumé, il existe une mutation génétique qui explique que les afro-américains risquent de saigner plus facilement que les caucasiens. Tandis que chez les caucasiens, les scientifiques ont trouvé une autre mutation qui, elle, favorise la récidive d’infarctus.

Bref, dans un cas comme dans l’autre, être porteur de ces mutations génétiques augmente le risque de décès dans les quelques années qui suivent un premier infar, mais pas pour les mêmes raisons, selon qu’on est afro-américain ou caucasien !

Et ce serait quand même bien que le thérapeute le sache, histoire de pouvoir optimiser le traitement à proposer aux patients.

 

Oui mais voilà, en Europe, pas question de discriminer, de trier, de classer les patients selon leur ethnie, selon une couleur de peau !

Le médecin qui ferait ça aurait la « LICRA » aux fesses dans les deux jours !

Et c’est donc pour cela, mesdames z’et messieurs, que, chez nous, on refile sans même penser que ça pourrait les tuer, du clopidogrel à des « minorités visibles »…

 

Pour information, je vous signale quand même que, sous clopidogrel, la mortalité (un an après l’infarctus) chez les afro-américains étaient de 7,2% … contre 3,6% pour les caucasiens, soit pile poil deux fois plus de risques de décès chez les « blacks » !

Mais, bon, pas grave, au moins, chez nous, on ne pourra accuser personne de discrimination ! L’honneur est sauf !

 

En attendant, il faut bien se rendre compte que, chez nous, les médicaments que nous utilisons ont été étudiés pour soigner, au départ, des malades de type caucasien, et que ce serait quand même bien de savoir s’ils sont aussi (ou plus, ou moins) valables pour soigner des patients d’autres ethnies.

 

Il n’y a pas qu’avec les médocs chimiques, que des différences de réactions existent. Avec les plantes aussi. Des plante chinoises, même si elles sont aujourd’hui popularisées dans le monde entier par des vendeurs de compléments alimentaires, ne sont pas toujours « bonnes » pour des Européens, pour des Américains, pour des Africains, alors qu’elles sont excellentes pour des Asiatiques !

 

Bon, je vais me faire une tasse de thé. Du thé vert. En espérant qu’une association de défense des thés noirs ne vienne pas m’accuser de discrimination !

Petit clin d’œil à propos des thés : il existe des thés noirs, verts, jaunes, blancs, et même bleus (et chez les asiatiques, les thés noirs sont appelés thés rouges). Bref, une flopée de couleurs et de saveurs différentes (et de manières de les utiliser). Mais toutes ces couleurs, toutes ces saveurs sont issues d’un seul et même arbre à thé ! Quelle belle leçon que devrait apprendre ces associations qui refusent de prendre en compte les différences d’une même humanité !

 

 

 

 

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7 réflexions sur “Discriminons !

  1. et je dirai banalement…j’avoue être raciste…envers les gens atteints de conn…chronique, ceux qui ont un profil bas (je parle du QI) ou, en tous cas, plus bas que le mien…hihihi …et qui n’hésitent pas à traiter de raciste celui qui met en évidence leur manque de jugeote et les élimine de leur champ de vision, uniquement pour la raison qu’il est difficilement envisageable de perdre constamment son énergie avec des gens c… qu’ils soient blancs ou noirs, ou jaune, petits ou gros, agile ou handicapé

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