Vite dit…

Un « Vite dit » un dimanche, et pendant une période de repos ?

Oui… Une seule info, une seule brève…

Je viens de la lire (j’ai beaucoup lu ces derniers jours, de tout et de rien), je vous la transmets…

Parce que je me dis que, finalement, vous êtes peut-être plus concerné que moi (surtout les femmes, … mais les époux, frères, amis et les hommes en général peuvent être concernés s’ils ont une femme dans leur entourage)…

 

Connaissez-vous la revue Cancer Research ?

Non ? Pas grave…

Connaissez-vous le Fred Hutchinson Cancer Research Center à Seattle ?

Non ? Pas grave non plus…

Et je suppose que le nom d’Elisabeth F. Beaber ne vous dit pas grand chose non plus ?

Non ? Pas grave…

C’est juste la dame qui, avec ses collègues du Centre Hutchinson à Seattle, vient de publier, dans la revue Cancer Research, les résultats d’une petite étude.

Petite, mais costaude !

C’est pour ça que je vous en parle dès après l’avoir lue, sans attendre…

Allez, hop, on sort la bombe (je vous en avais déjà parlé, mais comme souvent, mes sources de l’époque n’étaient pas officielles … hé bien, aujourd’hui, elles le sont) :

Certaines pilules contraceptives triplent le risque de cancer du sein à court terme

Certaines ? À court terme ?

Sont surtout concernée les pilules contraceptives contenant des doses modérées ou élevées d’œstrogène, et celles contenant quelques autres formulations… Quant au court terme, il signifie … après une seule année d’utilisation !

Suite à l’étude d’Elisabeth F. Beaber et de ses collègues du Fred Hutchinson Cancer Research Center à Seattle, après avoir analysé des données concernant 1.102 femmes ayant été diagnostiquées pour un cancer du sein et 21.952 femmes sans cancer, il appert que :

  • les pilules contenant des doses élevées d’œstrogène (pilules utilisées, je le répète, dans les douze derniers mois, pas au bout de plusieurs dizaines d’année !) étaient liées à un risque 2,7 fois plus élevé de choper un cancer du sein (en comparant avec des femmes qui ne prenaient pas de pilules contraceptives ou qui n’en prenaient plus depuis longtemps)…
  • les pilules contenant des doses modérées d’œstrogène, liées à un risque 1,6 fois plus élevé…
  • les pilules contenant du diacétate d’éthynodiol (un progestatif), liées à un risque 2,6 fois plus élevé…
  • les pilules « combinées triphasiques » avec une moyenne de 0,75 mg de noréthindrone (encore un progestatif) étaient liées à un risque 3,1 fois plus élevé…
  • tandis que les pilules contenant des doses peu élevées d’œstrogène n’augmentaient presque pas le risque… Mais… Il faut quand même savoir que en moyenne, tous types de pilules confondus, l’utilisation d’une pilule au cours des douze derniers mois était liée à un risque accru de 50%.

Je ne veux pas vous faire peur, je vous donne juste le résumé d’une étude scientifique qui confirme ce que les « charlatans » proclamaient depuis longtemps : oui, la pilule peut faire augmenter le risque du cancer du sein. Pour certaines pilules « légères », l’augmentation du risque est pratiquement nulle, pour d’autres, le risque est plus que triplé…

Bonne nouvelle (selon la chercheuse) : le cancer du sein est tout de même rare chez les jeunes femmes (oui, mais le risque existe quand même, et avec certaines pilules, il est multiplié par trois !), et d’autres études récentes ont suggéré que le risque déclinait après l’arrêt de l’utilisation.

Ha, ok, ça rassure tout de suite…

À lundi !

dimanche

 

 

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