Vive le « mondial » !

 

Vous le savez peut-être (et si vous ne le saviez pas, je vous l’apprends) : je n’aime ni le foot, ni le Brésil !

 

Je n’aime pas le foot parce que c’est un sport où il faut courir (et je n’aime pas courir : je préfère la natation, ou le karaté, ou le badminton, ou encore le tennis de table, des sports où l’on bouge également, mais pas sur d’aussi longues distances chaque fois que l’on doit pratiquer une quelconque action).

Quant à le regarder à la télé, j’avoue que je n’en vois pas l’intérêt (je suis désolé pour les supporters qui me lisent et qui ne comprendront pas qu’on puisse ne pas aimer regarder les matches de foot à la télé, mais c’est pourtant mon cas).

 

Et je n’aime pas le Brésil pour tout un tas de considérations plus ou moins personnelles, le fait qu’il y fasse chaud n’étant pas la moindre.

 

Bref…

Heureusement que je ne suis pas l’heureux possesseur d’une télévision, car durant le mois qui suit, elle serait restée éteinte chaque soir (encore que, avec le décalage horaire entre le Brésil et la Belgique, je ne sais pas quand les matches de cette fichue coupe du monde vont être diffusés dans nos pays).

 

Cependant, le fait qu’une coupe de foot se déroule en Amérique du Sud, et particulièrement au Brésil, si ça n’a rien de vraiment « bon » tant pour l’économie brésilienne que pour l’action sociale au Brésil, ça a du bon pour nous, « touristes à distance », qui voyons cela à huit mille kilomètres de distance.

Par exemple, ça m’a permis de faire connaissance avec une recette.

Une recette dont je n’aurais probablement jamais entendu parler si les journalistes, dans leur fureur de tout voir à la mode brésilienne depuis des semaines, n’avaient pas décidé de présenter quelques pages sur la cuisine brésilienne.

La recette du pão de queijo… Pães de queijo, au pluriel…

Pão de queijo qui, comme son nom l’indique, est un pain (réalisé à partir d’un produit de base brésilien – le manioc) aux fromages … européens (bah, oui, apparemment le meia cura qui pourrait rivaliser avec les deux fromages qui entrent dans la composition de ces pains ne se trouve pas chez nous).

Il s’agit de petits pains qui se dégustent à tout moment de la journée ou de la nuit, chauds ou tièdes.

 

Faciles à réaliser, peu chers, en voici la recette :

 

Pour une vingtaine de petites boules de pain au fromage (à présenter lors d’un apéro pour une dizaine de personnes, par exemple, ou en guise d’en-cas lors d’un match à la télé, ou pour grignoter n’importe quand), il me faut :

– 400 g de farine de manioc (ou du tapioca, parce que trouver de la farine de manioc chez nous est parfois compliqué)

– 100 g d’emmenthal râpé

– 100 g de parmesan râpé

– 2 œufs

– 1 yaourt nature

– 1 petite pincée de sel (facultatif, vu que les fromages sont salés, mais si vous aimez un goût un peu plus « relevé », ma foi, ce n’est pas une dose de trois dixièmes de gramme de sel en plus par personne qui va vous tuer, et il faut savoir qu’au Brésil, ils mettent carrément une grosse cuillère à café de sel !)

– 40 g d’huile de tournesol

– 40 g d’eau (ou de lait)

 

La préparation…

Je verse la farine (et le sel) dans le bol de mon robot (avec le « batteur K » pour un Kenwood, ou la « feuille » pour un KitchenAid ; et si je n’ai pas de robot, j’utiliserai une cuillère en bois avant de terminer à la main) pendant que je fais chauffer l’eau et l’huile.

Dès que le liquide frémit, je le verse dans le bol, et j’enclenche le robot à petite vitesse.

J’ajoute le yaourt, je laisse tourner un peu.

J’ajoute les œufs, un à un, je laisse tourner un peu.

Je verse la pâte – homogène – sur le plan de travail, j’y ajoute les fromages, et je pétris à la main.

Je forme des petites boules de pâte (de la taille d’une grosse noix) que je dispose sur une plaque à four garnie d’une feuille de papier cuisson.

J’entrepose la plaque au frigo durant une demi-heure. Je peux même carrément l’y laisser plusieurs heures, voire toute une nuit : la croûte du pain sera plus épaisse, ce que certains amateurs préfèrent.

J’enfourne à 200°C pour un gros quart d’heure (jusqu’à ce que les boules de pâte soient dorées et un peu gonflées).

Et je déguste chaud, ou tiède. Éventuellement en ouvrant le pain pour y glisser une noisette de beurre salé…

pão de queijo

 

Merci, Bernard, du blog « La Cuisine de Bernard », pour la photo…

 

Bon, alors, il existe des variantes…

En remplaçant l’eau par du lait, par exemple. En ajoutant de la mozzarella.

Bon appétit !

 

 

 

 

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6 réflexions sur “Vive le « mondial » !

  1. Moi aussi, j’ai pas de télé, je n’aime pas le foot, mais par contre, je bosse qu’avec des mecs qui ne parlent que de ça…alors je vais me taper ça pendant toute la coupe…gggrrrrr

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  2. ben nous on joue télé séparées. tas vu j’ai proposé aussi un pain brésilien et je t’ai fait un ‘tit clin d’oeil pouyr envoyer mes visiteurs chez toi voir tes petits pains! je les tenterai p’tête un jour si je trouve la farine de manioc…tapioca très peu pour moi
    bz

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    • Bin, le manioc ou le tapioca, c’est la même plante (la racine de manioc)… Qui est toxique avant transformation… Bon appétit (ce soir, c’était fraises et yaourt de brebis).

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