Miel, alors !

 

 

Quelques mots sur quelques miels plus ou moins classiques…

 

 

Le miel de lavande

D’une texture onctueuse, avec sa teinte claire et son goût délicat, le miel de lavande possède des vertus antiseptiques et anti-inflammatoires. Ses propriétés antiseptiques sont issues des acides formiques et des inhibines, un antibactérien naturel. Son usage est reconnu dans le traitement des infections des voix respiratoires et des poumons. Il est également efficace pour soigner les piqûres d’insectes ainsi que pour favoriser la guérison et la cicatrisation des brûlures et des plaies infectées.

 

 

Le miel de manuka

Originaire de Nouvelle-Zélande et d’Australie, le manuka est un arbrisseau dont la période de floraison est d’environ six semaines. Le miel de manuka contient des enzymes qui lui confèrent des effets antibactériens et antiseptiques uniques. Il possède également des capacités anti-inflammatoires, notamment grâce à sa forte teneur en méthylglyoxal. En plus de favoriser la cicatrisation des brûlures, des ulcères ou des blessures cutanées, le miel de manuka est également efficace contre les bactéries multirésistantes.

 

 

Le miel de tilleul

Ce miel d’un jaune plus ou moins clair, plus ou moins foncé, a un goût fortement mentholé, frais et sans acidité, mais légèrement amer. Il est issu des fleurs du même nom. Avec vertus apaisantes, le miel de tilleul sert à traiter les insomnies. Les flavonoïdes, source importante d’antioxydants, de même que le farnésol, un principe actif, sont à l’origine de l’effet apaisant de ce type de miel, ces composés agissant sur les récepteurs du cerveau responsable du sommeil. Il contient également des oligo-éléments, notamment du potassium, du calcium et du manganèse. Il a également un effet assez efficace contre les premiers symptômes de la grippe et du rhume, puisqu’il augmente la résistance générale de l’organisme.

 

 

Le miel de thym

Présenté comme l’une des variétés de miel ayant le plus de vertus médicinales avec celui de manuka, le miel de thym a une couleur ambrée et une saveur très prononcée. L’une des propriétés pour lequel il est reconnu est son pouvoir antiseptique. Le miel de thym est fortement utilisé pour la prévention des maladies infectieuses, respiratoires et digestives. Son effet tonifiant et revigorant le rend idéal en cas de grippe. On lui reconnaît aussi de grandes capacités cicatrisantes attribuables à deux composés antiseptiques et antibactériens présents dans le miel de thym, le thymol et le carvacrol. Comme son pH est plus élevé que dans les miels floraux, la prolifération des bactéries s’y fait encore moins rapidement.

 

 

Le miel d’acacia

Le dernier de la liste, mais un des plus intéressants pour mettre dans le thé des gens qui ne peuvent se passer de sucre. D’une couleur jaune-or clair, le miel d’acacia est recueilli sur l’arbre qui porte son nom. Ce miel a une odeur légère et une saveur très douce. Il est super pour sucrer les boissons chaudes ou froides. Reconnu pour favoriser la régularité intestinale et stabiliser les sécrétions gastriques, ce type de miel est également fortement apaisant. Il représente également un bon choix pour les personnes atteintes de diabète. Étant plus concentré en fructose qu’en glucose, il n’augmente pas de façon considérable le taux de sucre dans le sang puisque son index glycémique est faible (seulement 20 !).

 

 

Parlons consommation.

Un miel, c’est parfait pour sucrer une boisson.

Nettement moins pour accompagner un aliment solide. Pour des raisons de digestion, tout simplement. Mettez-en donc une cuillère dans votre thé, mais évitez d’en garnir votre tartine ou d’en utiliser dans des sauces. Vous n’en mourrez pas si vous le faites quand même, mais votre digestion en sera ralentie…

Cent grammes de « bête sucre », à peu de chose près, ça « titre » quatre cents kilocalories (398 exactement, pour les puristes).

Cent grammes de miel, selon les types de miel, ça tourne dans les trois cent vingt kilocalories.

Et le miel a un pouvoir édulcorant légèrement plus élevé que le sucre. Il en faut donc un peu moins (pour avoir le même goût sucré en bouche).

Donc, oui, le miel est plus intéressant pour le tour de taille.

En outre, bonne nouvelle pour les diabétiques, son index glycémique est un chouïa moins élevé que l’IG du sucre.

Bref, sans même tenir compte des vertus médicinales, il n’y a pas à chipoter, à tergiverser, à tourner autour du pot : oui, sucrer avec du miel, c’est un peu meilleur (pour la santé) que sucrer avec du « bête sucre » (et je ne parle même pas des édulcorants de synthèse !).

Mais…

Il s’agit quand même de sucre.

Meilleur pour la santé que le sucre raffiné de betterave, certes, mais je vous rappelle que si notre palais apprécie le goût du sucre, notre organisme, lui, l’apprécie nettement moins !

Alors, de grâce, essayez de diminuer drastiquement votre consommation de produits sucrés, qu’il s’agisse de les sucrer avec du miel, ou avec autre chose.

 

Une dernière petite chose…

Pensez aux abeilles…

Si les végétaliens refusent de consommer du miel, c’est parce que ce miel est le résultat d’une exploitation de l’abeille par l’humain. Et, sans entrer dans les détails, je dirais que les végétaliens ont (partiellement) raison.

Pourquoi « partiellement » ?

Parce que, il faut se faire une raison, dans la Nature, le sentimentalisme ne joue pas… La lionne qui chasse pour nourrir son époux et ses enfants ne va pas subitement renoncer à manger de l’antilope sous prétexte que, ho, mon dieu, snif, la pauvre petite antilope que je suis en train d’exploiter !

Un végétalien ne consomme pas non plus de lait parce que le lait provient de l’exploitation de bovins (ho la malheureuse vache … et c’est vrai qu’elle est malheureuse), mais il condamne beaucoup moins les fourmis qui exploitent les pucerons et les traient pour recueillir leur miellat !

Bref, la Nature est loin d’être le paradis des Bisounours… Et la cruauté n’est pas l’apanage des seuls humains, il n’y a qu’à regarder votre chat jouer cruellement avec une souris pour vous en rendre compte.

Que nous essayions d’être moins cruels que la Nature, ma foi, c’est une bonne idée (et ça prouverait même que nous sommes, quelque part, « moralement supérieurs » aux animaux), mais il ne faut pas non plus nous priver de certaines choses (certaines choses utiles : le lait, par exemple, N’est PAS utile) parce que nous refuserions de vivre « naturellement ».

En ce qui concerne le miel, il est indéniable qu’il possède des vertus médicinales intéressantes, et donc, je me refuse à m’interdire d’en consommer (en cas de besoin) … jusqu’à ce que les lionnes arrêtent de manger des antilopes !

Mais ce n’est pas une raison pour en consommer n’importe comment !

Une cuillère à café (5-6 grammes) le soir, avant de me coucher, en cas de rhume, et/ou une cuillère le matin en prévention hivernale, c’est une chose. Ce qui fait déjà une consommation annuelle d’un gros kilo…

En mettre chaque jour une cuillère dans chaque tasse de thé, c’en est une autre, et pour peu que, comme moi, vous buviez environ quatre tasses par jour, ça fait une consommation annuelle de … HUIT kilos !

Saviez-vous que, pour produire un kilo de miel, les abeilles parcourent une distance totale variant entre quarante mille kilomètres (une fois le tour de la Terre) et quatre fois ce tour de la Terre (selon les implantations, la proximité des fleurs, …), et qu’elles doivent pomper le nectar de plus d’un demi-million de fleurs ?

Et saviez-vous qu’il existe deux sortes d’abeilles ? Celle d’été et celles d’hiver. Durant l’été (durant la saison « active ») une colonie en bonne santé compte dans les quarante mille abeilles. Chaque jour d’été, trois à quatre cents abeilles meurent d’épuisement dans chaque colonie. Les abeilles d’été ne vivent que cinq à six semaines, affaiblies par le butinage pour nous fournir du miel. Les abeilles d’hiver vivent six, sept, voire huit mois, pour permettre à la colonie de survivre jusque la saison suivante.

Pensez-la prochaine fois que vous envisagerez de prendre une cuillère de miel, comme ça, juste pour le plaisir…

Et rappelez-vous qu’il existe – pour sucrer quelque chose, sans avoir nécessairement besoin des vertus médicinales du miel – des produits plus intéressants que le miel ! Le sirop d’érable, par exemple. Ou le sirop d’agave…

 

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3 réflexions sur “Miel, alors !

  1. Mince alors ! Je mange une demi-cuillère de miel en rayon tous les matins…cela provoque-t-il trop d’acidité ?

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    • J’ai oublié de spécifier demi-cuillère « à café ».
      Je me souviens voir mon père (qui était apiculteur) manger de grands tartines de miel et je pensais que c’était trop…j’avais donc raison, merci Eric, pour ton explication.

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