J’ai mal partout !

Comment, ça, mal partout ?

Ha, bin, oui, le beau temps arrive à grands pas, alors, j’ai fait un peu de sport et … je suis tout courbaturé… Que faire ?

À part – en curatif – prendre un peu d’arnica montana, je ne vois pas trop ce que vous pourriez faire pour combattre cet inconfort…

Et si (la prochaine fois) vous essayiez de prévenir (plutôt que guérir) les courbatures ?

 

 

Cinq petits trucs, cinq petits conseils à mettre en pratique pour éviter d’être « tout cassé »…

 

Le premier truc, premier dans la liste, et premier en importance, c’est : boire !

De l’eau…

Non, pas de boissons sucrées (ni de ces boissons « énergétiques » qui donnent – paraît-il – des aiîîles), vous n’en avez pas besoin ! De l’eau. La plus pure possible.

Pourquoi ?

Parce que l’eau sert à transporter (à travers les fluides corporels) vers les muscles le « carburant » (le glycogène) et le « comburant » (l’oxygène) nécessaire à la vie en général et au travail des muscles en particulier. Et qu’à l’inverse, une déshydratation fragilise les muscles, lesquels muscles risquent alors plus de subir des micro-lésions responsables des courbatures.

Certains veulent qu’on attende d’avoir soif pour boire… L’idée est bonne (ou du moins l’était-elle jusqu’il y a un ou deux siècles), sauf qu’à notre époque, nous ne savons plus écouter les besoins de notre corps, et donc, quand nous ressentons la soif, ça signifie que nous somme DÉJÀ légèrement déshydraté ! Mieux vaut alors boire un peu tout au long de la journée (avant de faire de l’exercice, et pendant l’exercice) plutôt que de boire trop tard (après l’exercice)!

Boire combien ?

Ça, ça dépend des personnes… Ni trop, ni trop peu, aurais-je envie de dire, mais c’est difficile de préciser…

Votre corps élimine de l’eau en continu : respiration, selles, sueur, urines principalement. Dans les deux à trois litres par jour. Quand vous faites de l’exercice physique, vous éliminez encore plus d’eau par la transpiration et la respiration.

Votre alimentation compense la perte d’une partie de ces deux-trois litres, et c’est la boisson (l’eau) qui va compenser la perte du reste…

Et le thé, ou le café ?

Oui, mais… Ce sont des boissons qui sont légèrement diurétiques. Elles ont leurs qualités, certes. Cependant, en ce qui concerne l’hydratation, elles possèdent la double qualité d’être composée d’eau (elles vont donc hydrater) ET de favoriser l’élimination de l’eau de votre organisme (elles vont donc déshydrater !)… Si vous buvez une tasse de café, vous serez donc moins « réhydraté » que si vous buviez la même quantité d’eau.

Et une bonne bière ? Ça étanche la soif, non ?

Bin, non. Ça supprime – temporairement – la SENSATION de la soif. Mais comme l’alcool déshydrate (dans les milieux « sportifs », vous savez, ces sportifs qui s’activent surtout lors de la « troisième mi-temps » à la buvette, il est courant d’entendre dire qu’on boit cinq bières et qu’on va en pisser dix), au final, vous manquerez quand même d’eau…

Bref … de l’eau !

Ouvrez l’œil quand vous allez uriner : si votre urine est d’un jaune clair, c’est probablement que vous buvez « normalement ». Si elle est presqu’incolore, peut-être buvez-vous trop ? Et si elle a la couleur d’un épi de maïs passé au BBQ (jaune foncé, quoi), c’est qu’il est grand temps que vous avaliez un grand verre d’eau !

 

 

Après le conseil de bien boire, je ne puis que vous donner le conseil de bien manger.

Et bien manger, c’est manger de manière variée et « équilibrée » (oui, je sais, certains n’aiment pas ce terme parce qu’il ne veut rien dire dans la réalité, mais il est « facile d’utilisation »).

Ce (pseudo-)équilibre (pour faire un peu de sport, pas pour participer aux prochains JO) est réalisé en consommant – environ – une douzaine à une quinzaine de pourcents de protéines végétales et/ou animales, un tiers de lipides, et le reste de glucides). Beaucoup de légumes et de fruits, pas trop de viandes (le moins de viande rouge possible) … et de l’eau (oui, je l’ai déjà dit, mais je préfère le rappeler).

Inutile de trop consommer de sucre et de protéines, et pas assez de graisses : ça ne pourrait que vous nuire !

 

 

Troisième conseil : pratiquez régulièrement, et peu à la fois.

Quand a-t-on des courbatures ? Quand on reprend une activité physique après des mois de repos, ou quand on modifie brutalement son activité, faisant appel à des muscles qui n’étaient pas sollicités jusqu’alors (lesquels muscles risquent les fameuses micro-lésions).

Mieux vaut y aller progressivement.

Et vous rappeler qu’il vaut mieux, même après des années de sport plus ou moins léger, pratiquer une demi-heure (ou une heure, si vous en avez le temps) chaque jour, que de pratiquer quatre heures d’activités intenses le samedi après-midi.

Pensez à vous déplacer à pied ou à vélo quand c’est possible (au lieu de prendre la voiture), allez vous promener le plus souvent possible à la campagne… C’est aussi bénéfique que vous entraîner à courir un marathon (et vous risquez moins de courbatures) !

Même chez vous (ou au bureau), quand c’est possible, bougez (vous vous rappelez que je vous avais conseillé de « bricoler quelque chose » pour pouvoir utiliser votre ordinateur quand vous êtes debout ou assis ?)…

 

 

Quatrième conseil : échauffez-vous avant de commencer un exercice !

S’échauffer, ce n’est pas faire bouger sa tête dans tous les sens durant quatre secondes et demi tout en pratiquant trois moulinets avec ses bras : laissez cela aux prétendus sportifs qu’on voit dans les films !

L’échauffement – le vrai – est nécessaire pour préparer votre corps à l’effort, et mettre dans les meilleures dispositions votre système musculaire, votre système respiratoire et votre système cardiovasculaire !

Cela augmente la température de votre corps, d’où une dilatation des vaisseaux sanguins, et une meilleure oxygénation de tout votre organisme.

L’échauffement consiste en des mouvements ressemblant aux mouvements que vous aller effectuer lors du « vrai » effort, mais de manière beaucoup moins « violente » au début, en augmentant petit-à-petit l’amplitude et la force desdits mouvements.

Combien de temps ?

Difficile à dire, cela dépend de chacun, et du style d’exercices… Si votre exercice consiste en un jogging à vitesse pas trop élevée, commencez par marcher un peu plus rapidement que de coutume durant une minute, puis accélérez progressivement durant les deux minutes suivantes (jusqu’à arriver à votre vitesse de croisière), et cela sera probablement suffisant. Si vous comptez pratiquer une heure et demi de karaté en enchaînant les katas à la file, cinq (et même dix) bonnes minutes d’échauffement ne seront pas de trop.

 

 

Cinquième et dernier conseil : étirez-vous !

Mais pas à froid !

Commencez par vous échauffer un peu, puis ajoutez des mouvements d’étirement à votre échauffement.

Mieux vaut des étirements doux, effectués avec des mouvements souples et répétés, que des étirements « fixes » (un étirement fixe consiste à maintenir une même position durant quelques secondes, avec le muscle sous tension : il vaut mieux étirer et relâcher plusieurs fois de suite le muscle).

 

 

 

 

Récapitulons…

Buvez bien.

Mangez bien.

Pratiquez régulièrement.

Échauffez-vous.

Étirez-vous.

Je crois que tout y est…

Vous êtes prêt à enfiler votre jogging !

 

 

 

Advertisements

5 réflexions sur “J’ai mal partout !

Les commentaires sont fermés.