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Trois p’tites brèves et puis s’en vont…

Des chercheurs français ont découvert le rôle d’un nouveau récepteur très sensible au bisphénol A (BPA), une molécule présente dans les tissus de 90 % de la population occidentale. L’équipe de Vincent Laudet à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon a démontré que ce produit pourrait provoquer ou aggraver des maladies métaboliques comme l’obésité ou le diabète.
Cette nouvelle étude montre qu’il pourrait également affecter d’autres organes comme les reins ou le foie.
On savait déjà qu’il pouvait entraîner des malformations ou des dysfonctionnements des organes reproducteurs.
Mais – à part dans les biberons et les machins pour les 0-3 ans – le BPA est, encore aujourd’hui, toujours librement utilisé en Europe… Cherchez l’erreur…

Vous avez certainement entendu parler, ces dernières semaines, d’une étude américano-singapourienne qui disait qu’il fallait augmenter sa consommation de café d’une tasse et demi (par jour) pour voir son risque de choper dans les quatre ans un diabète de type 2 diminuer de 11% par rapport à ceux qui continuent à boire la même quantité.
Et l’étude annonçait même que si l’on diminuait sa quantité de café de deux tasses, on augmentait le risque de 18%…
Et ce, quelle que soit la quantité de café consommée au départ.
M’oui…
Et l’étude signale que le thé, lui, n’influence pas le risque…
Re-m’oui…
Petite précision : l’étude a principalement été financée par l’Association américaine du cœur, mais un de ses auteurs a bénéficié d’une bourse de recherche de Nestec, une filiale du groupe Nestlé, pour étudier les effets de la consommation de café sur la sensibilité à l’insuline.
Y aurait-il du conflit d’intérêt dans l’air ?

Deux extraits du « Monde » du 25 avril :

1) Philippe, 66 ans, retraité :
Ancien PDG de trois usines agroalimentaires fournissant des fabricants de produits tels que pâtes, biscuits, charcuteries, et parmi les plus grands (Danone), je ne me souviens pas d’avoir jamais abordé autre chose que le prix. Bien sûr il y a des cahiers de charges, qui la plupart du temps ne sont d’ailleurs pas réalistes et servent uniquement de parapluie en cas de pépins, des certifications CEE, ISO, etc., qui ne sont que des bouts de papiers récompensant des procédures qui n’existent que le temps de leur obtention.
Dans la pratique, les usines, et même les plus grosses, se moquent de la qualité et ne regardent que la ligne profit. Certains industriels, sous couvert de températures de cuisson élevées n’hésitent pas à utiliser des produits périmés, contaminés ou cent fois reconditionnés. Quand il y a un lot de matières premières avariées, il y a toujours plus d’acheteurs intéressés. Quand aux contrôles, les fraudes et les services vétérinaires sont débordés, souvent inefficients, et surtout pas regardants. En dix ans sur mes trois usines, je n’ai jamais eu un vrai contrôle, mais par contre beaucoup de déjeuners.

2) L’industrie agroalimentaire française est triplement coupable.
Un, elle vend des produits frelatés, truffés de produits chimiques variés, emballés dans des plastiques polluants et dangereux pour la santé.
Deux, elle détruit l’environnement en incitant l’utilisation de produits agricoles qui engendrent pollution des l’environnement, souffrance animale et atteinte à la santé des agriculteurs et des riverains.
Trois, elle détruit le patrimoine culinaire français, les savoir-faire, le bien-manger et fait son beurre en propageant l’obésité.

NB… Je vous rassure tout de suite : il n’y a pas que la France !

 

 

 

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5 réflexions sur “3…

  1. Moi ce qui me désole c’est le fait que les gens même informés achetent ces produits chers et nocifs pour tout … La pub tue et les gens cons … Donc ça ira en s’empirant !!! Moi avec mon alimentation bio je fais rire les gens je passe pour une dingue … Quoi faire quoi dire??? Voilà quoi !bravo à l’industrie tendance avec les belles couleurs ,les belles boîtes , les beaux sachets etc… POURQUOI????

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