Plus bref que ça…

Un résumé de résumés de news…

Le docteur Thomas McDade, professeur à la Nothwestern University vient de publier une étude sur le marqueur « CRP (C-reactive protein) et a constaté qu’au plus longtemps un bébé était allaité, au moins son niveaux de CRP était bas.
C’est quoi, ce marqueur ?
Un machin qui, en gros, permet de calculer le risque d’inflammation (et de maladies).
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : réduction des concentrations de CRP de 20,1%, 26,7 %, 29,6 % et 29,8% chez les jeunes adultes qui ont été nourris au sein, respectivement durant 3, 3 à 6, 6 à 12 et plus de 12 mois, par rapport au personnes non allaitées.
À table, les bébés !

Je vous avais raconté que, dans nos pays, les électrosensibles étaient considérés, au mieux comme des chiants, au pire comme des malades mentaux, et qu’il n’était pas question pour nos gouvernements de reconnaître cette maladie comme une « vraie maladie » donnant droit à des aides…
Ça vient de changer, du moins en France !
Pour la première fois en France, un homme souffrant d’électrosensibilité s’est vu accorder, en plus du statut de travailleur handicapé en raison de son électrosensibilité, une aide financière par la Maison départementale des personnes handicapées de l’Essonne !
Une aide pour acheter du tissu pour vêtements anti-onde, un baldaquin qui ne laisse pas passer les rayonnements pour protéger son lit la nuit, du matériel de mise à la terre pour les appareils électriques, du matériel de mesure, et un micro ainsi qu’un logiciel de reconnaissance vocale pour pouvoir utiliser son ordinateur à distance sans trop s’exposer au rayonnement de celui-ci.

C’est la dose qui fait le poison, dit-on ?
Hé bien, non, pas nécessairement…
Pas dans le cas des perturbateurs endocriniens, en tout cas.
Déjà en 2011, le professeur Andreas Kortenkamp de l’Université de Brunel en Grande-Bretagne a prouvé que les désordres endocriniens chez l’humain sont en hausse à cause des perturbateurs endocriniens qu’on retrouve à la louche dans les plastiques, les biocides ou encore la cosmétique.
Son rapport récusait la notion de seuil de toxicité : ce n’est pas la dose d’exposition qui fait le poison, mais la période d’exposition.
Des discussions sont en cours au niveau européen, mais comme les industriels freinent (évidemment) des quatre fers, ce n’est probablement pas demain la veille que les perturbateurs endocriniens seront définitivement enlevés de nos produits courants…

 

 

 

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3 réflexions sur “Plus bref que ça…

  1. Electrosensibles je ne connais pas ! Est ce vraiment une maladie??? Merci pour ces petits résumés , l’allaitement et les perturbateurs endocriniens suis plus branchée merciiii !!

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    • Une maladie, non. Plutôt un ensemble de maladies diverses s’attaquant aux gens qui sont plus sensibles que d’autres aux ondes électromagnétiques.
      Une sorte de fibromyalgie (c’est encore à ça que cet ensemble de symptômes fait le plus penser). Douleurs de ci de là, difficultés à dormir, nervosité et irritabilité, mal de tête, …, mais aussi vision trouble, mauvaise digestion, manifestation éruptives, maladies à répétition, …

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      • Coïncidence ? Synchronicité ? Une lectrice m’a envoyé un article, pas exactement à propos des humains, mais à propos de l’électrosensibilité quand même…

        Le rouge-gorge est désorienté par les ondes électromagnétiques
        Le Monde.fr | 09.05.2014 à 10h45 • Mis à jour le 09.05.2014 à 14h16 |
        Les activités humaines seront-elles à l’origine de la désertion des oiseaux migrateurs des zones urbaines ? Le bruit électromagnétique engendré par les appareils électroniques peut en tout cas perturber leur orientation, comme le montre une étude menée par une équipe de l’université d’Oldenburg en Allemagneet publiée dans Nature jeudi 8 mai.

        En réalisant plusieurs expériences sur le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula), Henrik Mouritsen et ses collègues ont démontré l’influence des basses fréquences électromagnétiques sur la boussole interne de ces volatiles. Les chercheurs ont d’abord placé les oiseaux dans des cages en aluminium grillagées et reliées au sol. Ce type d’installation permet le blocage des rayonnements électromagnétiques, mais pas du champ magnétique terrestre. Dans cette situation, les oiseaux s’orientent sans difficulté vers leur direction migratoire.

        En revanche, lorsqu’ils sont placés dans des huttes en bois, ils perdent leur capacité d’orientation. De même quand leur cage blindée est déconnectée du sol. « L’enceinte en aluminium reliée à la terre protège du bruit électromagnétique. Elle absorbe ces ondes puis les libère grâce à sa circulation continue. Le bois, quant à lui, n’est pas un matériau conducteur, donc la cabane n’est pas préservée des ondes, tout comme la cage en aluminium déconnectée du sol », explique Hervé Cadiou (CNRS, université de Strasbourg), spécialiste de la perception magnétique chez les animaux.

        Conclusion : soumis aux ondes électromagnétiques, le système sensoriel du rouge-gorge est grandement déstabilisé, ce qui provoque sa désorientation migratoire globale.

        DIMINUTION DES OISEAUX MIGRATEURS

        Plus inquiétant, l’effet ne se limite pas à une gamme de fréquence particulière. Ce sont les champs magnétiques de faible intensité qui sont les plus concernés. Les auteurs ont en effet appliqué des ondes d’intensité équivalente à celles produites par des équipements radio AM (modulation d’amplitude) ou des matériels de surveillance électronique. L’intensité de ces ondes était 1 000 fois inférieure à celles des téléphones mobiles, mais 400 fois supérieure à celles émises le long de lignes électriques à haute tension.

        Dès lors, le déclin dans nos villes du nombre d’oiseaux migrateurs nocturnes constaté par certains chercheurs serait-elle imputable aux appareils électroniques ? « Effectivement, de moins en moins de ces animaux évoluent en zone citadine, mais davantage de recherches sur l’impact du bruit électromagnétique sont nécessaires pour établir une relation directe, prévient Hervé Cadiou. Cependant, il est nécessaire de prendre conscience que les espaces urbains sont complètement saturés en termes de bruit électromagnétique, ce qui n’est pas sans conséquence. »

        Si le dérèglement du système d’orientation chez les oiseaux ne fait aucun doute, son mécanisme biologique est, lui, assez débattu. Selon le chercheur français, il existe deux possibilités : « L’animal se servirait du cryptochrome pour s’orienter, un photorécepteur capable de détecter la lumière et le champ magnétique terrestre. Une autre piste réside dans la fonction des cristaux de magnétite, des petits aimants présents dans le cerveau. Quoi qu’il en soit, les recherches doivent continuer pour confirmer ou informer ces hypothèses. » Reste donc à expliquer comment les ondes électromagnétiques interagissent sur la boussole de l’oiseau migrateur.

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