C’est quelque chose de costaud, la Nature !

 

Dans les années nonante (quatre-vingt-dix pour mes amis français), on a inventé un maïs appelé « maïs Bt »…

Un maïs qui avait été génétiquement modifié pour lutter contre le plus grand fléau qui pouvait s’abattre sur les champs de maïs, j’ai nommé la chrysomèle des racines du maïs.

Un insecte qui attaque et fait périr un plant de maïs plus vite qu’un troll ne fiche le broll dans un blog !

 

Et, en effet, quand, en 96, on a planté cette merde cette variété génétiquement modifiée, les populations de ces insectes se sont massivement mises à diminuer, ce qui, rendons à César ce qui appartient à César, a permis à son fabricant de s’enrichir, et aux agriculteurs d’économiser des milliards de dollars.

 

Dans les années qui ont suivi, des chercheurs ont émis quelques doutes quant à la pertinence de l’utilisation de ce maïs génétiquement modifié, parce que la chrysomèle pouvait devenir résistante à cet OGM, mais, évidemment, le fabricants et les agriculteurs (qui utilisent cette saleté ce booooon maïs … qui se retrouve sur les trois quarts des parcelles américaines) ont haussé les épaules et ont continué à vendre/planter de ce maïs à tour de bras.

 

Évidemment, ce qui devait arriver est arrivé : aujourd’hui, l’animal (je parle des chrysomèles, pas des trolls) recommence ses ravages (dans les cultures de maïs) comme si de rien n’était !
Cet insecte a réussi à développer une résistance à la toxicité du maïs OGM en question.

 

Mais quand donc les humains apprendront-ils que ça ne sert à rien de vouloir détruire bêtement la Nature qui finira de toute façon par gagner ?

 

Pour ceux que ça intéresse, le principe de cette crasse génétiquement modifiée, c’était de refiler une protéine (une endotoxine Bt Delta) qui attaquait les intestins des chrysomèles qui consommaient le maïs, ce qui laissait la porte ouverte aux bactéries présentes dans les intestins, lesquelles bactéries pouvaient alors se répandre dans tout le corps de l’insecte pour le tuer…
Une bonne idée, … pour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur portefeuille de leur nez…
Sauf que…

Certains plants de maïs n’ont pas développé la protéines avec autant de « virulence » que d’autres.

Et quand les insectes ont consommé ces plants-là, au lieu de tous mourir, quelques-uns y ont survécu. Et ils se sont reproduits, refilent à leurs enfants leur capacité à survivre au maïs « un peu toxique »… Petit-à-petit, cette résistance s’est accentuée, et maintenant, la plupart des chrysomèles sont capables de résister aux plantes les plus « toxiques » !

 

Petite anecdote : il avait été rendu obligatoire de laisser des parcelles «normales» (plantées de maïs non-OGM), afin de précisément limiter ce risque de résistance en « proposant » aux chrysomèles résistantes de se « mélanger » à d’autres chrysomèles normales, afin de faire baisser cette résistance…
Oui mais voilà…

Allez donc, vous, faire entendre raison à des « agriculteurs chimiques » !
La plupart d’entre eux ont « oublié » de laisser des « zones refuges », des parcelles ensemencées au maïs normal !
D’où l’hyper-résistance actuelle des chrysomèles…
Bon, alors, maintenant, je pourrais supposer que le fabricant va riposter en mettant sur le marché un pesticide puissant pour tuer cette peste ?

« Supposer » ?
Hé bien, il ne s’agit pas d’une supposition !
Oui, c’est bien exact…
Comme ce maïs OGM continue à être efficace (pour combien de temps ?) contre d’autres insectes (les chenilles de Busseola fusca commencent déjà à bien résister elles aussi), il continuera à être planté aux USA … et il sera effectivement arrosé à la louche de pesticides pour tuer la chrysomèle … et accessoirement les humains !

Le plus « comique » (si j’ose dire), c’est qu’en ajoutant des traitements chimiques, le prix de ce maïs va grimper. Et finalement, il deviendra plus cher que le maïs produit par l’agriculture bio !
Mais, bon, pas grave… Tant que les fabricants se remplissent les poches…

 

Cela dit, à force de planter des saletés OGM, le risque est grand que des mélanges « naturels » s’effectuent avec des graines « bio », ce qui risquerait de contaminer les fermes qui se livrent à l’agriculture biologique !

Un autre risque : si des abeilles viennent butiner le pollen de ces maïs OGM, elles risquent aussi de contaminer le miel que nous allons ensuite manger ! Ça vous tente de sucrer votre tisane avec du miel au maïs OGM ? Il est vrai que la législation européenne accepte, dans les produits « sans OGM », que 0,9 % soit quand même OGM…

 

 

 

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6 réflexions sur “C’est quelque chose de costaud, la Nature !

    • Penser à nous ? Pourquoi ? Ils préfèrent penser à leur portefeuille, voyons !
      Et nous, nous avons juste deux droits : le premier droit, c’est le droit de fermer notre gueule, et le second, c’est d’abuser du premier sans compter !
      Ha, oui, et un troisième droit : celui de payer, encore, et encore, pour des saletés !

      😈

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