L’heure d’été, déjà ?

 

Hé oui, déjà…

Avec son cortège de …

… problèmes !

Et ses effets à court et à long termes sur la santé…

 

En Europe de l’ouest, le passage à l’heure dite « avancée de l’été » se fait le dernier dimanche de mars (soit en 2014, dans la nuit du samedi 29 mars au dimanche 30 mars).

Les montres seront avancées d’une heure à deux heures du matin.

Mais notre horloge interne, elle, elle sera toujours à la même heure !

 

Si le changement d’automne pose nettement moins de problèmes d’adaptation, le changement printanier, lui, n’est pas sans laisser des traces…

Bon nombre d’études montrent depuis quelques années (la plus connue de ces études étant celle publiée en Suède en 2008, qui montrait que les taux de crises cardiaques augmentaient fortement les lundi, mardi et mercredi qui suivaient le passage à l’heure d’été) que la perte d’une heure de sommeil représente une difficulté pour le moins significative, surtout pour ceux qui ont déjà des difficultés de sommeil.

Mais, bon, que voulez-vous ? Des imbéciles dans nos gouvernements trouvent que la santé des citoyens passe après les prétendues économies générées par ce changement d’heure…

Oui, « prétendues économies », parce qu’il a été maintenant prouvé que, si ces économies existaient – un peu – voici quelques lustres, aujourd’hui, elles n’existent plus du tout, et sont même remplacées par … du gaspillage !

Principalement parce que, chez nous, l’heure « gagnée » en soirée se traduit par une augmentation de l’utilisation de produits technologiques qui consomment de l’énergie ! Comme la télé, l’ordinateur, la tablette, …, ou la voiture régulièrement utilisée pour se promener après le travail, alors que si la nuit tombait plus tôt, moins de gens iraient se balader en soirée…

Mais aussi parce que les problèmes de santé coûtent cher. Le bonhomme qui, par exemple, n’arrive pas, durant les trois semaines qui suivent le passage à l’heure d’été, à dormir correctement, va se faire prescrire des somnifères. Somnifères qui coûtent cher. Mais qui provoquent d’autres ennuis de santé. Lesquels vont, eux aussi, coûter cher pour les « soigner »… Et ça, c’est le moins cher des ennuis de santé. Parce que le bonhomme qui se chope un infarctus, lui, ça va lui coûter (et coûter à la communauté) bien plus cher que trois boîtes de somnifères et quelques visites chez un toubib !

Ou parce que les accidents (du travail, de circulation, ménagers, …) coûtent également cher. Exemple : le nombre d’accidents de la route atteint un pic le lundi qui suit le passage à l’heure d’été, un pic de 8% à 11% selon les études réalisées en différents endroits. Le bonhomme qui enroule sa voiture contre un platane se passerait bien des frais que cela va engendrer … sans compter des frais de santé s’il se casse deux-trois jambes ou trois-quatre bras lors de l’accident…

Ça, c’est à court terme. Dans la semaine qui suit le changement d’heures.

Il y a aussi quelques effets secondaires à long terme. Dans les mois qui suivent ce changement.

Ce fichu passage à l’heure avancée d’été perturbe profondément le rythme circadien sur un plus long terme (jusqu’au passage à l’heure d’hiver).

Notre horloge biologique est régulée par la lumière du jour, avec un important mécanisme de régulation qui est la production de mélatonine. Production qui commence à la tombée du jour et cesse au lever du jour.

Lors du passage à l’heure d’hiver, le problème se pose relativement peu puisqu’on peut toujours se lever un peu plus tôt que l’heure « officielle » à laquelle on devrait se lever. Mais au passage à l’heure d’été, ce n’est pas la même chanson !

Quel problème ?

Hé bien, l’horaire de sommeil et d’activité (l’horaire « normal », l’horaire d’hiver) s’ajuste facilement après le changement d’heure de l’automne, mais ne s’ajuste pas aussi bien (pour ne pas dire « ne s’ajuste pas du tout ») au début de l’heure avancée au printemps. Et ce, surtout quand on est un « couche-tard » et un « lève-tard »… Logique : l’horloge biologique est restée à l’heure normale solaire (ou pratiquement), alors qu’il faut s’adapter à un horaire « social » qui change fin mars !

Pensez donc que, pour l’horloge biologique qui se base sur la lumière du soleil, ce minuscule changement d’heure de soixante petites minuscules minutes (60 au printemps et 60 à l’automne) se traduit en réalité par un « retour en arrière » de l’organisme de … dix semaines dans la progression annuelle de l’adaptation du cycle d’éveil/sommeil, à savoir quatre semaines au printemps et six à l’automne ! Il y a de quoi mettre sa santé en l’air !

 

Pour les élections, j’ai demandé à quelques candidats s’ils envisageaient de garder encore longtemps cette stupide aberration qu’est ce double changement d’heure annuel…

 

Bon, allez, bon appétit si vous à table (déjà presque midi et demi), et à demain, avec une heure de sommeil en moins !

 

 

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13 réflexions sur “L’heure d’été, déjà ?

  1. D’autant plus grave que nous sommes depuis la guerre à l’heure de Berlin et non celle de Greenwich, les Allemands ayant à l’époque mis tous les territoires occupés à la même heure (celle de Berlin) pour une question de facilités administratives. Malheureusement, lors de la libération, l’heure de Greenwich n’a jamais été rétablie ! En été nous sommes donc en décalage de 2 h. par rapport au soleil ! De quoi perdre la boussole !

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    • C’est bien ça, Mireille, oui. Une heure de décalage par rapport à l’heure solaire en hiver, et deux heures de décalage en été. Quand il est midi au cadran solaire, il est treize heures ou quatorze heures à l’horloge « légale ».
      Et après, on se demandera encore pourquoi les gens se sentent de moins en moins « bien » depuis quelques décennies… Il y a de quoi, non ? Quand on additionne tout, la réponse est facile à trouver, je pense…

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  2. je déteste passer à l’heure d’été; donc demain on sera de nouveau deux heures de plus que le soleil; déjà qu’une heure je ne trouve pas ça normal….font ch…au gouvernement à pas vouloir abandonner cette mesure giscardienne!

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  3. Je le vois tres bien avec mes animaux les chats qui se demandent pourquoi je me suis levee si tot ce matin
    mais il fait tres beau plus de 18 degres sans vent

    kenavo Eric

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  4. Moi, il me faut à chaque fois 8 jours minimum pour m’en remettre ! Je te dis pas alors quand je vais voir ma soeur aux Etats-Unis : au retour, après une quinzaine j’émerge généralement de la grosse fatigue que cela me cause !!!
    Mais bon… toujours un bon dimanche, cher Eric !

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    • Et encore… Si je me rappelle bien, tu es à la retraite, donc pas vraiment de vrais horaires à respecter quotidiennement… Le gars qui doit être au boulot à huit heures du matin, il lui faut deux à trois semaines pour encaisser … quand il y arrive !
      Allez, bon dimanche, maistre Léo, et … courage !

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