Sorcerer’s apprentice at work !

 

Ou, si vous préférez en français : « Apprentis sorciers au travail ! »…

 

En six mots : des nanoparticules pour réparer les blessures.

 

En un peu plus de détails : on vient d’annoncer comme une « Bonne nouvelle pour la chirurgie réparatrice » le fait qu’en utilisant des nanoparticules, une équipe française a réussi la prouesse de recoller deux morceaux d’organes ayant subi une lésion profonde.

 

Bon, alors, je vous esssplique rapidement.

Jusqu’à présent, recoller/réunir deux bout de tissus correctement, c’était, il faut l’avouer, la croix et la bannière… Le point de suture est plutôt grossier, le scotch ne sert pas à grand-chose sauf pour des minuscules coupures, et la colle à maquette d’avion utilisée par certains soldats en mission n’est pas franchement idéale…

Alors, Ludwik Leibler et son équipe de recherche au CNRS ont réfléchi au problème, et ont mis au point une nouvelle technique de « recollage », de cicatrisation…

Ils ont inventé un gel à base de nanoparticules de silice.

Une solution de nanoparticules qui agit comme une colle et qui est censée maintenir en contact les deux bords d’une plaie.

Pour le prouver, ils ont découpé un foie de veau, l’ont fait revenir dans du beurre avec des oignons émincés, et l’ont recollé avec leur « super-glue »…

Apparemment, ça marche (enfin, pour le foie de veau), et les chercheurs l’expliquent ainsi : « les nanoparticules se lient aux molécules du tissu par un phénomène appelé adsorption ».

Heuuu, oui, enchanté, on est heureux de l’apprendre…

Et, toujours d’après les chercheurs, leur nouvelle colle pourrait un jour servir à fabriquer des pansements, des patchs, ou bien des « hydrogels[1] » à appliquer sur des lésions qui pourraient être profondes.

En outre, les propriétés adhésives des nanoparticules pourraient servir à autre chose qu’à recoller les bords d’une plaie : nos braves chercheurs français pensent notamment que les minuscules particules pourraient bien un jour remplacer la gélatine alimentaire[2]. Ou se retrouver dans des lentilles de contact, ou dans les couches-culottes (dans leur partie qui absorbe le liquide), ou encore dans certaines prothèses mammaires…

 

M’oui, bon, on l’a compris, que les nanoparticules, c’est le pied total pour les scientifiques, que c’est le matériau de l’an 2014, et que, demain, on va en retrouver dans la purée, dans le plastique, dans le fromage, dans l’essence, dans le papier collant, dans le chocolat, dans la lessive, et dans trois mille six cent quatre-vingt-deux autres produits… Dans tout, quoi… On est en train, par exemple, d’étudier comment utiliser des nanoparticules d’or radioactives pour traiter des cancers.

Mais…

Des questions se posent…

Imaginez que vous vous blessiez. Un bête coup de couteau en épluchant des pommes de terre, par exemple. Rien de bien catastrophique. Vous appliquez une goutte d’hydrogel pour recoller les deux bords de la blessure de six millimètres de longueur sur deux millimètres de profondeur…

Les deux bords se recollent, puis, la Nature reprend ses droits, et la blessure va cicatriser normalement…

C’est-à-dire, sans entrer dans les détails, que votre organisme va « nettoyer » la blessure, et enlever les particules – les nanoparticules – étrangères pour les évacuer via la circulation sanguine…

Mais … à ce jour … on ne sait pas encore très bien si (et comment) des nanoparticules vont migrer dans votre corps… Si elles vont se laisser éliminer si facilement… Si, au bout de quelques blessures recollées (et à force de cumuler des louches de nanoparticules dans les hydrogels mais aussi dans d’autres produits usuels, comme des cosmétiques, ou, bientôt, dans des aliments, ou ailleurs…), votre organisme va, ou pas, être saturé/envahi par ces nanoparticules…

Bon, ok, les nanoparticules ne sont pas des méchantes bactéries, ni de méchants virus… Mais elles sont, par définition, plutôt minuscules… Suffisamment minuscules, selon certains scientifiques, pour arriver à s’infiltrer jusqu’au cerveau ! Est-ce bon pour la santé d’avoir quelque chose qui arriverait à s’infiltrer dans un cerveau, un cerveau qui – jusqu’à ce jour – était capable de se protéger de ce genre d’attaque… Puisqu’il s’en protège, c’est que ce n’est évidemment pas « bon » pour lui…

Des études sont en cours. Des études réalisées par des organismes indépendants et par des fabricants. Gageons que les études indépendantes ne produiront pas les mêmes résultats que les études réalisées par les scientifiques payés par les fabricants ?

Wait and see…

 

 

 

 


[1] Notez quand même que sont également en cours d’étude, aux USA, d’autres hydrogels que ceux avec des nanoparticules…

[2] Bon appétit !

À ce propos, ça ne vous coupe pas l’appétit, de savoir que les industriels se fichent de vous, et vous vendent des produits artificiels en lieu et place de produits naturels ?

Des produits artificiels ?

Oui, artificiels. Ou, en tout cas, pas naturels !

Un exemple : le fameux jambon cuit…

J’en ai acheté une barquette…

Du jambon supérieur !

Non, je ne vais même pas vous parler des « E-quelques-choses » ou du sucre qu’on y trouve. Je vous le signale assez souvent, que l’on trouve du sucre et une flopée d’additifs un peu partout, inutile d’y revenir aujourd’hui…

Je vais juste vous montrer une photo :

Faux jambon

Et vous poser une question : si vous avez un tant soit peu de connaissances en anatomie, pouvez-vous me dire, en voyant cette image d’un prétendu jambon, de quelle partie d’un cochon ce morceau est-il issu ?

À votre avis ?

C’est un jambon, dites-vous ? Donc, un morceau issu de la cuisse ?

Que nenni non point !

Vous avez déjà vu des jambes, des cuisses, de cette forme, vous ?

Un vrai jambon, ça a cette forme :

Vrai jambon cru desosse

Ça, sur la première photo, c’est un machin reconstitué !

Le fabricant (à ce stade, je ne parlerai même pas d’éleveur ni de boucher) a pris des morceaux de viande de porc (oui, quand même), les a entassés dans un grand bac de section ovale. Il ajouté de la « colle rose » (le surnom donné à cette colle alimentaire dont on use et abuse pour coller du poisson ou de la viande), de l’eau (et du sel pour faciliter l’absorption de l’eau par la viande), un peu d’épices (et des arômes, et de l’exhausteur de goût, ou glutamate de sodium, histoire que le mélange soit un peu goûteux). Puis il a bien mélangé tout ça, l’a bien tassé, a ajouté une couche de graisse et une couche de couenne par-dessus tout ça, et a cuit le tout avant de le débiter en tranches. Des tranches bien ovales qu’on vous vend comme du jambon supérieur !

Ho, oui, bon appétit !

Parce qu’il en faut pour manger ça, une fois qu’on sait de quoi il s’agit !

 

 

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9 réflexions sur “Sorcerer’s apprentice at work !

  1. ohh damned tu m’ en bouche( un coin la )
    çà y en à être jambon de grande surface suis sure
    dans un bled que je connait ils fabriquent eux même leurs jambons selon la méthode de leurs grands péres charcutiers avant eux
    si tu viens en Breiz je te donne l adresse
    kenavo Eric

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  2. il y avait les oeufs carrés? non…mais quelle jolie nappe….
    je préfère l’autre jambon, venez avec en Bourgogne, nous avons des petits vins qui iraient bien avec!!!!
    Amitiés…

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    • C’est dégueulasse, c’est le moins qu’on puisse dire !
      Mais ce n’était pas pour moi, alors… 😈
      V’z’avez déjà essayé de faire changer d’avis une vieille dame de 77 ans (ma mère, presque 78, dans 2 semaines) qui a le sens du goût formaté par l’industrie, et refuse catégoriquement un jambon sec parce-que-ça-a-un-goût-trop-fort ?
      Alors, bin, quand je vais faire ses courses, j’essaie chaque fois de la jouer à l’influence, mais pour certains produits, ça ne marche désespérément pas.
      Il y a un mois et demi, j’avais remplacé subrepticement (ho, je me suis trompé, j’avais mal lu, bah, pas grave, c’est un jus qui est meilleur) un carton de « nectar d’orange » inscrit sur sa liste de courses par du vrai jus d’orange bio. Je me suis fait engueuler la semaine suivante parce que le jus était « suuuuuuur » et qu’il avait fallu ajouter trois cuillères à soupe de … sucre à chaque verre ! Authentique !

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  3. Ok comprends mieux! J’avais la même qui ne voulait absolument que ses marques préférées … Bridel lesieur vittel etc…. Ceci dit elle pétait la forme jusqu’à 90 ans avec un bilan sanguin zéro faute!! DCD suite à une chute sinon elle serait encore ! Allez savoir ! finalement ces vieux avaient un capital santé qu’on aura jamais plus, du moins si on éduque pas nos enfants à bien se nourrir et nous a donner l’exemple… Laissez votre maman manger ce qu’elle aime , vous savez , ils savent ce qui est bon pour eux j’en suis convaincue maman se nourrissait de dattes et figues seches pratiquement que ca ses dernières années et elle était très bien hélas la chute bonne nuit Eric

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