Mammographie, suite…

Sans risque, la mammographie annuelle (ou tous les deux ans) ?

Pas si l’on en croit certains spécialistes … autres que les prétendus spécialistes qui sont affiliés à certains laboratoires…

 

Cela fait une trentaine d’années que le docteur Henri Pradal, pharmaco-toxicologue, dénonce la propagande des « dictateurs du scalpel et du radium ». Pour ce médecin (et pour bon nombre d’autres médecins), la radiographie des seins de toute une population féminine particulièrement exposée aux cancers provoque davantage de processus cancéreux qu’elle n’en dépiste !

Oups !

Pour ces médecins (pourtant « conventionnels » comme par exemple le docteur John Diamond, membre du Royal Australian and New Zealand College of Psychiatry et ancien Président de l’Académie Internationale de Médecine Préventive, et le docteur Lee Cowden, de l’Université St Louis du Missouri), le cancer assure un flot constant de bénéfices pour les compagnies pharmaceutiques, les firmes de technologie médicale, les instituts de recherches et même les agences gouvernementales !

C’est uniquement pour ces raisons (de pognon) que l’on pratique encore des mammographies de dépistage systématique !

Re-oups…

Un autre exemple ? En 1995, le docteur Samuel Epstein, président de la Coalition pour la Prévention du Cancer, Médaille d’Or de l’Académie de Médecine Albert Schweitzer, et auteur de plusieurs centaines d’articles scientifiques sur le cancer, dénonçait déjà les dangers de cette pratique de dépistage qui n’a jamais fait la preuve de son utilité ! En 2007, il confirmait les dangers de la mammo systématique en déclarant, dans un article intitulé « Les dangers cachés des mammographies chez les femmes en pré-ménopause », que « Quoi que l’on vous dise, refusez les mammographies de routine, particulièrement si vous êtes en pré-ménopause. Les rayons augment vos chances d’attraper un cancer. »

Selon le docteur Epstein, pratiquer chaque année deux mammos (une sur chaque sein) durant une période de dix ans correspond à la radiation subie par les femmes qui se trouvaient à un kilomètre et demi de l’endroit où furent larguées les bombes atomiques sur le Japon.

Re-re-oups !

Et, histoire d’en rajouter une couche, la spécialiste des radiations Rosalie Bertell affirme que chaque rad encaissé augmente de 1% le risque du cancer du sein… Si une femme commence à subir des mammographies annuelles dès l’âge de 55 ans, à 75 ans elle aura reçu environ 20 rads.

Re-re-re-oups !

Dernières cerises sur le gâteau (et ensuite, je termine cet article, parce qu’on ne va pas continuer à citer des références « anti-mammos-systématiques » jusque demain), voici quelques chiffres :

10% des tumeurs malignes échappent de toute façon au dépistage annuel (selon le National Institute of Health aux USA).

Une étude suédoise (menée sur soixante mille femmes, quand même) a démontré que 70% des tumeurs détectées n’étaient pas des tumeurs !

Aux USA, il a été calculé que les mammographies pratiquées sur des femmes porteuses du gène A-T (environ 1,5 à 2% des sujets) provoquaient environ … dix mille cancer du sein … par an !

En Allemagne, les femmes allemandes meurent plus souvent de ce cancer que dans d’autres pays voisins, malgré (ou à cause ?) que la ministre de la santé, Ulla Schmidt, amoureuse du dépistage à tout prix, ait inclus dans la loi de santé publique le paragraphe 62 pénalisant financièrement tous les malades d’un cancer qui ne se sont pas soumis aux dépistages recommandés ! On ne peut donc pas dire que l’on meurt plus du cancer du sein en Allemagne parce que les femmes ne se font pas dépister ! Au contraire !

En France, dix mille toubibs ont signé un contrat avec l’assurance-maladie, lequel contrat (appelé CAPI, contrat d’amélioration des pratiques individuelles) oblige les médecins signataires à atteindre certains objetcifs, dont la prévention (vaccin contre la grippe et dépistage du cancer du sein en font partie). Les signataires gagnent une « prime de rendement » jusqu’à 7 euros par an et par patient s’ils atteignent certains objectifs !

 

 

Bon nombres de femmes sont persuadées (et ce n’est pas la médecine officielle qui va leur dire le contraire) que le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie explique la diminution de la mortalité dudit cancer en Occident.

Sauf que la diminution de la mortalité en question est due à n’importe quoi SAUF justement à la mammographie systématique chez les femmes de plus de cinquante ans ! Parce que la mortalité par cancer du sein a diminué en Occident exactement de la même manière dans les régions avec dépistage, dans les régions sans dépistage, et même chez les femmes de moins de 50 ans chez qui on ne dépiste pas systématiquement !

 

 

Alors ?

Bin alors, mesdames, loin de moi l’idée de vous interdire d’aller enrichir les laboratoires qui pratiquent systématiquement ce fichu dépistage. Je ne suis légalement pas autorisé à vous conseiller de ne pas vous soumettre aux ordres de vos médecins conventionnels. Si ceux-ci vous conseillent une mammographie tous les deux ans ou même chaque année, faites-le, surtout ! D’autant plus que ce n’est pas moi qui en souffrirai, ce sera vous !

Bon, maintenant que j’ai obéi aux lois m’obligeant à vous inciter de toujours vous soumettre à la médecine conventionnelle, laissez-moi quand même vous signaler ce que je pense (mais je n’oblige personne à penser comme moi, et que cela, encore une fois, ne vous interdise pas d’aller le plus souvent possible vous faire dépister, n’est-ce pas).

Si j’étais une femme[1], et si je constatais une grosseur anormale à un de mes seins, j’irais consulter immédiatement (et là, je ne le dis plus ironiquement). À ce moment, il me sera proposé une mammographie qui, alors, aura été faite à bon escient.

Si je suis « à risque » (des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein), peut-être que, pour me rassurer (et si je suis un peu masochiste et que j’aime me faire écraser les seins), je me soumettrais au dépistage systématique. Peut-être… Mais, bon, je me dis que me palper les seins régulièrement serait plus utile, moins dangereux, et plus efficace…

Mais si je ne suis pas particulièrement « à risque », je ne vois pas pourquoi j’irais me faire « martyriser » chaque année ou tous les deux ans, alors qu’en me palpant moi-même les seins au moins une fois par mois (mais rien ne m’empêche de le faire chaque semaine si j’étais vraiment angoissée à l’idée de choper un jour un cancer du sein), je pourrais détecter ce fichu cancer.

Mais, bon, vous, vous faites comme bon vous semble…

 

Une petite citation pour terminer ?

« Tout le monde devrait savoir que l’essentiel de la recherche sur le cancer relève, dans une large mesure, de l’escroquerie et que les grandes organisations de recherche sur le cancer négligent leur devoir envers ceux qui les soutiennent ». Linus Pauling, Prix Nobel de chimie en 1954 et de la Paix en 1962.

 

 

 


[1] Notez que le cancer du sein peut aussi s’attaquer aux hommes, mais comme dans cet article, on parle plutôt de la mammographie que du cancer en lui-même, et comme la mammographie systématique n’est proposée qu’aux femmes, je préfère imaginer que je suis une femme pour plus de facilité.

 

 

 

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